Lancé officiellement en mai 2023 sous l’égide du cycle GEF-7, ce projet de 5 ans vise la restauration à grande échelle des paysages forestiers et des sous-bassins versants du Mangoky. Actuellement en phase active, il déploie des solutions d’agroforesterie et de restauration des mangroves dans les régions Haute Matsiatra et Atsimo Andrefana pour renforcer la résilience de plus de 30 000 bénéficiaires. [TEFIALA]
ID
10371
Statut
En cours de mise en œuvre
Domaine focal
Multiple thématique, Biodiversité, Changements Climatiques, et Dégradation des Terres
Période
GEF – 7
Sources de financement
Fonds Fiduciaire du FEM
Type
Projet de Grande Taille
Année Fiscale d’Approbation
2022
Subvention du FEM
$7 334 246,00
Cofinancement
$49 920 087,00
Instruments Hors Subvention
Oui
Frais d’Agence du FEM
Agence de mise en œuvre
Food and Agriculture Organization et United Nations Industrial Development Organization
Agences d’exécution
MEDD
Partenaires d’exécution
DRAE, MINAE, DGF, DRED
Pays
Madagascar
Zones d’intervention
Région Haute Matsiara (Lalangina, Vohibato, Fianarantsoa II) et Région Atsimo Andrefana (Beroroha, Ankazoabo, Morombe)
Le projet « Conservation de la biodiversité, restauration des écosystèmes et développement durable intégré des sous-bassins versants du Mangoky » a pour objectif de renforcer la résilience écologique et socio-économique des paysages du Mangoky à Madagascar, en luttant contre la dégradation des terres et la perte de biodiversité.
À travers une approche intégrée à l’échelle des paysages, le projet vise à :
Ce projet s’inscrit pleinement dans les priorités nationales de Madagascar et dans les objectifs stratégiques du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM/GEF), en contribuant de manière mesurable aux indicateurs clés de biodiversité, de dégradation des terres et de développement durable.
C’est au Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) que revient la responsabilité globale d’exécuter le projet. Celui-ci travaille en étroite collaboration avec le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage (MINAE) pour agir en tant que partenaires opérationnels du projet afin d’assurer la gestion des ressources issues du FEM/FAO. Le MEDD dirige également le Comité de Pilotage au niveau national et les plateformes au niveau régional regroupant les principaux acteurs clés du projet (entités gouvernementales, donateur, partenaires de cofinancements, ONG/OSC, organismes de recherches, participants au projet, secteur privé…).
Création d’un environnement favorable : Mise en œuvre de l’outil ROAM (Évaluation des opportunités de restauration) au niveau local pour identifier les zones prioritaires et les options de restauration réalisables avec les parties prenantes.
Interventions sur le terrain : Restauration de points chauds dégradés dans les aires protégées et promotion de pratiques de gestion durable des terres (SLM) dans les zones de production périphériques.
Mécanismes financiers : Appui à l’opérationnalisation du Fonds National Forestier (FNF) pour tester des schémas de Paiements pour Services Écosystémiques (PSE) et attirer des investissements privés.
Gestion des connaissances : Suivi, évaluation et partage des meilleures pratiques pour faciliter le passage à l’échelle des interventions de restauration.
Un total de 8 000 personnes bénéficie directement du projet, avec un équilibre strict entre les genres (50 % de femmes).
6 000 hectares d’aires protégées sous gestion améliorée (incluant les complexes de COFAV et Mangoky-Ihotry)
Restauration de 1 000 ha de terres agricoles dégradées et de 500 ha de terres forestières.
Amélioration de la gestion de 2 000 ha pour la biodiversité et 4 000 ha pour la gestion durable des terres
Développement de moyens de subsistance alternatifs tels que l’écotourisme, l’apiculture, la production d’huiles essentielles (pour le COFAV) et l’amélioration de la production de charbon (pour Mangoky-Ihotry).
Gouvernance locale : Le transfert de contrats de gestion aux communautés locales assure l’appropriation et la durabilité à long terme.
Approche participative : L’utilisation d’outils de planification ascendante (bottom-up) comme le ROAM localisé garantit que les solutions sont adaptées au contexte spécifique des bassins versants.
Complexité institutionnelle : : Initialement, le projet prévoyait trop de structures nationales. Il a été restructuré pour se concentrer davantage sur les interventions locales et les géographies cibles afin d’éviter de « trop promettre et peu livrer »
Pressions anthropiques: pour réduire la déforestation, le projet a dû remplacer l’objectif de « stopper » la dégradation par celui de la « réduire » en agissant sur ses causes profondes (pauvreté et accès aux services).
Outils technologiques: utilisation d’outils innovants tels que Diversity4Restoration pour la sélection d’espèces adaptées au climat et le module biodiversité EX-ACT pour mesurer l’impact des interventions.
Finance innovante : promotion de partenariats public-privé et coaching de micro-entrepreneurs pour lier les produits basés sur la nature à des investisseurs via des programmes comme le « Land Accelerator ».