Le projet vise à protéger et restaurer les zones marines et côtières des régions DIANA, MELAKY et MENABE, en les intégrant au réseau national des Aires Marines Protégées (AMP) et des LMMA. Il repose sur une approche scientifique et communautaire, favorisant la préservation de la biodiversité marine tout en soutenant les communautés locales dans la gestion durable des ressources.
ID
9546
Statut
Projet Approuvé
Domaine focal
Biodiversité
Période
GEF – 6
Sources de financement
Fonds Fiduciaire du FEM
Type
Projet de Grande Taille
Année Fiscale d’Approbation
2019
Subvention du FEM
$6 284 404,00
Cofinancement
$35 630 379,00
Instruments Hors Subvention
Non
Frais d’Agence du FEM
$565 596,00
Agence de mise en œuvre
World Wildlife Fund – US Chapter
Agences d’exécution
Partenaires d’exécution
Pays
Madagascar
Zones d’intervention
zones marines et côtières intégrées au réseau national des Aires Marines Protégées (AMP): Diana, Melaky et Menabe
Le projet « Extension et consolidation du réseau des Aires Marines Protégées de Madagascar » a pour objectif d’assurer une gestion efficace, durable et résiliente de la biodiversité marine du pays. Il soutient l’extension et la consolidation d’un réseau national représentatif d’Aires Marines Protégées (AMP) et de zones de gestion locale des ressources marines (LMMA). Le projet s’inscrit dans le programme S3MR – Sustainable Management of Madagascar’s Marine Resources et contribue directement à la mise en œuvre de l’Objectif d’Aichi 11 de la Convention sur la diversité biologique.
Cette composante appuie l’élaboration d’un plan d’action pour la mise en œuvre de l’Objectif d’Aichi 11 en milieu marin. Elle comprend la cartographie des zones prioritaires de biodiversité, la sélection et l’accompagnement des sites d’extension ou de création d’AMP et de LMMA, ainsi que l’appui au processus complet de création jusqu’à leur reconnaissance légale officielle.
Le projet soutient l’analyse et l’amélioration des cadres réglementaires existants afin de faciliter la création et la gestion des AMP et des LMMA. Il renforce les capacités des institutions nationales compétentes, notamment le MEEF/DSAP, et favorise l’intégration des AMP et LMMA dans les processus de planification multisectorielle.
Cette composante vise à améliorer l’efficacité de gestion des AMP et LMMA à l’échelle des sites. Elle soutient la mise en place de mécanismes de financement durable, l’octroi de subventions aux communautés et promoteurs locaux, le renforcement des infrastructures et des systèmes de surveillance, ainsi que le déploiement d’outils standardisés de gestion et de programmes de formation.
Le projet met en place un système robuste de suivi et d’évaluation afin d’appuyer la gestion adaptative. Il capitalise les bonnes pratiques et les leçons apprises et favorise le partage des connaissances aux niveaux national, régional et international.
Le projet bénéficie aux institutions nationales en charge de l’environnement et des aires protégées (MEEF, Madagascar National Parks), aux gestionnaires d’AMP et de LMMA, ainsi qu’aux communautés côtières, avec au moins 1 851 bénéficiaires directs identifiés. Il implique également des organisations non gouvernementales et des partenaires techniques locaux et internationaux.
Le projet contribue à l’extension du réseau d’AMP et de LMMA pour atteindre au moins deux millions d’hectares de zones marines protégées. Il vise une amélioration mesurable de l’efficacité de gestion des AMP (METT) et le renforcement de la conservation des habitats marins et des espèces menacées.
Les interventions soutiennent l’amélioration des revenus communautaires liés aux services écosystémiques, contribuent à la sécurité alimentaire et renforcent la participation des communautés locales, avec une prise en compte transversale de l’égalité de genre. Elles participent également au renforcement durable des capacités locales et institutionnelles.
Le projet s’appuie sur un fort alignement avec les engagements nationaux et internationaux de Madagascar, notamment la Sydney Promise et la Stratégie et Plan d’Action Nationaux pour la Biodiversité (NBSAP). Son approche fondée sur la science, en particulier l’utilisation des Key Biodiversity Areas (KBA) et de la planification spatiale, a permis de cibler efficacement les zones prioritaires. Le succès du projet repose également sur des partenariats solides entre les institutions publiques, les organisations non gouvernementales et les communautés locales, favorisant une gouvernance partagée. L’intégration de mécanismes de durabilité financière dans la gestion des Aires Marines Protégées (AMP), ainsi que la complémentarité avec d’autres initiatives régionales telles que SWIOFish2, ont renforcé la cohérence et l’impact des interventions.
La mise en œuvre du projet a été confrontée à la complexité des processus de création et de gouvernance des AMP, ainsi qu’à des capacités institutionnelles limitées à différents niveaux. Par ailleurs, les pressions économiques exercées sur les ressources marines et la vulnérabilité accrue des écosystèmes face aux effets du changement climatique ont constitué des contraintes majeures pour la gestion durable des zones marines protégées.
Pour répondre à ces défis, le projet a soutenu la simplification et la clarification des cadres réglementaires encadrant les AMP et les LMMA. Des actions ciblées de renforcement des capacités institutionnelles ont été déployées afin d’améliorer la gouvernance et l’efficacité de gestion. L’approche de mise en œuvre a été ajustée de manière adaptative grâce à un système de suivi-évaluation renforcé, permettant d’orienter les décisions. Enfin, le déploiement progressif de mécanismes de financement durable a contribué à améliorer la viabilité à long terme des AMP.
Le projet se distingue par l’intégration des LMMA et des OECM au sein du réseau national des Aires Marines Protégées, favorisant une approche inclusive et flexible de la conservation. Il promeut un modèle combinant protection de la biodiversité et développement économique local, en valorisant les services écosystémiques au bénéfice des communautés. Le développement et la diffusion d’outils standardisés de gestion, réplicables à l’échelle nationale, constituent une avancée majeure. Le projet accorde également une attention transversale à l’égalité de genre et à l’inclusion sociale, tout en s’appuyant sur un système structuré de gestion et de partage des connaissances pour faciliter la capitalisation et la réplication des acquis.