Conservation des espèces endémiques clés menacées et à valeur économique à Madagascar (COKETES)

Le projet COKETES vise à protéger et restaurer les écosystèmes forestiers et aquatiques de Madagascar, en mettant l’accent sur les espèces endémiques et menacées. Il intervient dans plusieurs zones critiques du pays, notamment pour la préservation du Héron de Madagascar et d’autres espèces uniques.

Grâce à des actions concrètes sur le terrain – telles que la restauration forestière, le suivi écologique et le renforcement des capacités des communautés locales — le projet contribue à la conservation de la biodiversité tout en soutenant les moyens de subsistance durables des populations rurales.

Identité du projet

Sources de financement

Type

Année Fiscale d’Approbation

Subvention du FEM

Cofinancement

Instruments Hors Subvention

Frais d’Agence du FEM

Agence de mise en œuvre

Agences d’exécution

Partenaires d’exécution

Pays

Zones d’intervention

Le projet COKETES représente une innovation stratégique pour Madagascar, en introduisant une approche opérationnelle centrée sur les espèces, fondée sur la science et étroitement liée aux réalités socio-économiques locales. Il renforce la cohérence entre conservation de la biodiversité, développement local et engagements internationaux du pays, notamment dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique.

En favorisant la participation des communautés locales, le partenariat entre institutions publiques, ONG, institutions scientifiques et secteur privé, et la mobilisation de cofinancements significatifs, le projet pose les bases d’une conservation durable, reproductible et évolutive des espèces endémiques malgaches.

Le projet COKETES vise à améliorer la conservation d’un ensemble d’espèces endémiques menacées et économiquement importantes à Madagascar, en complétant les approches classiques de conservation des écosystèmes par une approche ciblée, basée sur les espèces.

Il met l’accent sur 21 espèces prioritaires (20 espèces d’arbres endémiques et 1 espèce faunistique – le Héron de Madagascar Ardeola idae), en développant des stratégies de conservation spécifiques, intégrées aux politiques nationales et mises en œuvre avec la participation active des communautés locales et des institutions publiques.

Composants et activités clés

Le projet est structuré en trois composantes techniques principales, complétées par une composante de gestion.

Développement d’une approche participative basée sur les espèces

Activités clés :

  • Analyse des expériences internationales en matière de conservation basée sur les espèces
  • Sélection participative de 20 espèces d’arbres endémiques et du Héron de Madagascar

  • Études biologiques, écologiques et économiques des espèces ciblées

  • Élaboration de 21 stratégies de conservation des espèces, validées par les autorités nationales

  • Sensibilisation des parties prenantes nationales et locales

 

Conservation sur le terrain des espèces prioritaires

Activités clés :

  • Mise en œuvre d’actions de conservation sur 8 sites forestiers pour les espèces végétales

  • Restauration de forêts et développement de systèmes agroforestiers

  • Renforcement des capacités des services techniques et des autorités locales

  • Mise en place de mécanismes participatifs de suivi-évaluation

  • Mise en œuvre d’accords de conservation dans 2 sites critiques pour le Héron de Madagascar

 

Pérennisation et réplication

Activités clés :

  • Capitalisation et diffusion des leçons apprises (guides, outils, supports multimédias)

  • Plaidoyer pour l’intégration de l’approche espèces dans les stratégies nationales

  • Développement de stratégies de conservation pour 10 espèces supplémentaires

  • Mobilisation de financements complémentaires pour d’autres espèces prioritaires

Source @PIF

Bénéficiaires

Bénéficiaires directs :

  • Communautés locales vivant à proximité des sites d’intervention

  • Services techniques de l’État (environnement, forêts)

  • Gestionnaires d’aires protégées et ONG partenaires

Bénéficiaires indirects :

 

  • Population Malagasy (services écosystémiques, ressources naturelles durables)

  • Communauté scientifique et décideurs publics

Indicateurs environnementaux

21 Stratégies de conservation des espèces approuvées

Cet indicateur correspond à l’élaboration et à la validation officielle de 21 stratégies de conservation spécifiques, couvrant 20 espèces d’arbres endémiques menacées et une espèce faunistique prioritaire, le Héron de Madagascar (Ardeola idae).

Chaque stratégie de conservation est conçue comme un outil opérationnel, intégrant :

  • les données biologiques et écologiques propres à l’espèce ;

  • l’analyse des menaces directes et indirectes ;

  • les mesures de conservation nécessaires à court, moyen et long terme ;

  • les rôles et responsabilités des acteurs locaux, régionaux et nationaux.

 

L’approbation par les autorités nationales garantit que ces stratégies deviennent des références officielles, utilisables dans la planification environnementale, la gestion des sites et l’orientation des investissements futurs en matière de biodiversité.

20 espèces d’arbres avec un statut de conservation amélioré

Cet indicateur vise une amélioration mesurable de la situation de conservation des 20 espèces d’arbres endémiques ciblées par le projet.

Concrètement, cette amélioration se traduit par :

  • une réduction des pressions directes sur les populations naturelles (dégradation des habitats, exploitation non durable) ;

  • le renforcement de la régénération naturelle et assistée des espèces ;

  • l’intégration des espèces dans des systèmes de gestion durable, y compris en dehors des aires protégées strictes.

L’objectif n’est pas uniquement la protection passive, mais la stabilisation et la restauration progressive des populations, en tenant compte de leur valeur écologique et de leur importance socio-économique pour les communautés locales.

100 hectares de forêts restaurées riches en espèces ciblées

Cet indicateur porte sur la restauration écologique active de zones forestières dégradées, sur une superficie cumulée d’environ 100 hectares, en privilégiant les espèces endémiques ciblées par le projet.

Les actions de restauration comprennent notamment :

  • la reconstitution de peuplements forestiers à partir d’espèces locales ;

  • l’amélioration de la structure et de la diversité des habitats ;

  • la protection des zones restaurées contre les pressions anthropiques.

La restauration vise à renforcer la résilience des écosystèmes forestiers, tout en créant des habitats favorables à la survie à long terme des espèces menacées et à la fourniture de services écosystémiques essentiels.

 

Indicateurs socio-économiques

    • Augmentation des engagements financiers pour la conservation des espèces (objectif : +300 % par rapport au niveau initial)
    • Accords de conservation liant développement local et protection des habitats
    • Renforcement des capacités locales en gestion durable des ressources naturelles
    • Meilleure intégration de la biodiversité dans les politiques de développement local

Facteurs de succès

  • Fort engagement institutionnel du Ministère de l’Environnement et des Forêts
  • Appui technique et financier du PNUE (UNEP)
  • Large partenariat multi-acteurs (État, ONG, institutions scientifiques, secteur privé)
  • Approche participative favorisant l’appropriation locale
  • Alignement avec les priorités nationales et les engagements internationaux de Madagascar

 

Source: @PIF

Défis et adaptations

Défis identifiés :

  • Pressions persistantes sur les ressources forestières
  • Capacités locales inégales selon les sites
  • Besoin de coordination intersectorielle renforcée
  • Vulnérabilité des écosystèmes face aux changements climatiques

Mesures d’adaptation prévues :

    • Approche progressive et participative
    • Renforcement continu des capacités
    • Intégration de la conservation des espèces dans les cadres réglementaires
    • Diversification des sources de financement

Innovation et bonnes pratiques

    • L’introduction structurée d’une approche de conservation basée sur les espèces à l’échelle nationale
    • La combinaison d’analyses biologiques, écologiques et économiques pour orienter les décisions
    • Le lien explicite entre conservation de la biodiversité et bénéfices socio-économiques locaux
    • La production d’outils de capitalisation destinés à être répliqués à d’autres espèces et territoires