Activité d’appui pour l’établissement du Centre d’Échange d’Informations (CHM)

Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de Madagascar pour la conservation et la gestion durable des ressources naturelles. Il vise à opérationnaliser les engagements du pays envers la Convention sur la Diversité Biologique (CDB).

Identité du projet

Sources de financement

Type

Année Fiscale d’Approbation

Subvention du FEM

Cofinancement

Instruments Hors Subvention

Frais d’Agence du FEM

Agence de mise en œuvre

Agences d’exécution

Partenaires d’exécution

Pays

Zones d’intervention

Les objectifs clés comprennent

  • Opérationnalisation du CHM National Mettre en place ou optimiser la plateforme nationale du Centre d’Échange d’Informations. L’objectif est de centraliser et de diffuser les données scientifiques et techniques sur la biodiversité, conformément aux exigences de la CDB.
  • Optimisation du Partage et du Suivi des Données Développer des outils numériques pour le monitoring de la biodiversité. Cela inclut le partage des meilleures pratiques de conservation et le suivi rigoureux des progrès, notamment via le Cadre de suivi de la restauration des écosystèmes (FERM).
  • Appui à la Gouvernance et à la Décision Transformer les données brutes en informations stratégiques pour orienter la planification environnementale. Ce volet soutient directement le pilotage des politiques de conservation et le suivi des engagements climatiques, tels que la Contribution Déterminée au niveau National (CDN).
  • Renforcement des Capacités Institutionnelles Assurer la pérennité du mécanisme en formant les parties prenantes (ministères, chercheurs, ONG) à la gestion, à l’analyse et à la mise à jour régulière des plateformes d’information.

Le projet « Enabling Clearing-House Mechanism (CHM) » à Madagascar, soutenu par le FEM et le PNUE, vise à renforcer le système de partage d’informations sur la biodiversité. Parmi ses innovations majeures figurent la digitalisation des données scientifiques pour l’appui à la décision, l’intégration des savoirs locaux et l’alignement stratégique sur le Plan Émergence de Madagascar (PEM). Ce projet s’inscrit dans une dynamique globale de restauration des paysages et de résilience climatique. Il cible plus particulièrement l’opérationnalisation du Centre d’échange d’informations de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), garantissant ainsi un accès fluide et sécurisé aux données environnementales essentielles.

Composants et activités clés

Renforcement des capacités : Formation des acteurs nationaux à la gestion du CHM et à l’échange d’informations.

Axes d’Intervention du Projet

Le projet s’articule autour de quatre piliers stratégiques garantissant la mise en conformité de Madagascar avec la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) :

  • Développement et Optimisation Technique : Modernisation de la plateforme web nationale du CHM. Ce volet inclut la mise à jour technique et l’amélioration de l’interface pour assurer une gestion fluide des données, notamment pour le suivi du Premier Rapport National sur la Biodiversité.
  • Renforcement des Capacités Institutionnelles : Programmes de formation technique destinés aux acteurs nationaux. L’objectif est de pérenniser la gestion du mécanisme et de maîtriser les protocoles d’échange d’informations.
  • Facilitation du Partage de Connaissances : Mise en place de protocoles permettant un accès simplifié aux données scientifiques et techniques. Cela permet de briser les silos informationnels entre les institutions, les chercheurs et les gestionnaires de sites.
  • Sensibilisation et Plaidoyer : Déploiement de stratégies de communication et d’éducation pour mobiliser l’opinion publique et les décideurs autour des enjeux critiques de la biodiversité Malagasy.

Bénéficiaires

Pour garantir une gouvernance inclusive de la biodiversité, le projet segmente ses interventions auprès de 3 groupes cibles :

  • Bénéficiaires Institutionnels : Les départements ministériels, les établissements publics et les collectivités territoriales décentralisées, pour une meilleure intégration des enjeux environnementaux dans l’administration publique.
  • Bénéficiaires Académiques et Techniques : Les centres de recherche, les universités et les instituts de formation supérieure, afin de renforcer la production et l’analyse de données scientifiques de pointe.
  • Bénéficiaires Opérationnels et Stratégiques : Les gestionnaires d’aires protégées, les associations de conservation et les décideurs politiques, pour transformer les données en actions concrètes et en lois efficaces.

 

Cette synergie vise à accroître les capacités nationales de Madagascar dans le respect de ses engagements internationaux. En plaçant le Centre d’Échange d’Informations (CHM) au cœur du dispositif, le projet assure un partage de données transparent, fluide et pérenne.

Indicateurs environnementaux

Cadre de Suivi et Évaluation (Indicateurs Clés de Performance)

Le succès du projet est mesuré à travers trois composantes majeures, garantissant l’alignement entre la collecte de données et la résilience socio-économique :

  1. Performance du Système d’Information (CHM)

    • Indicateur de fonctionnalité : Mise en service et maintenance d’un portail national CHM interopérable, affichant un taux de disponibilité de 95%.
    • Indicateur de mise à jour : Fréquence et volume des flux de données actualisés sur les écosystèmes terrestres et marins intégrés à la plateforme.
  2. Suivi et Monitoring de la Biodiversité

    • Indicateur de complétude : Nombre de jeux de données (datasets) standardisés et géo-référencés disponibles concernant les aires protégées et les espèces menacées.
    • Indicateur de renforcement des capacités : Nombre de cadres nationaux et d’experts techniques formés et certifiés à la gestion et à l’analyse des données de biodiversité.
  3. Gouvernance et Impact Décisionnel

    • Indicateur d’aide à la décision : Nombre de notes de politiques publiques ou de rapports stratégiques (ex: CDN, Stratégie Nationale Biodiversité) élaborés sur la base des données probantes du CHM.
    • Indicateur de résilience : Évaluation de l’intégration des données climatiques dans les plans de gestion des ressources naturelles pour renforcer la résilience des communautés locales.

Indicateurs socio-économiques

Composantes de Performance et Cadre de Résultats

1. Développement du Capital Humain et Institutionnel

  • Indicateur de Capacité : Nombre de techniciens, cadres ministériels et décideurs ayant acquis des compétences certifiées dans l’exploitation et la maintenance du système CHM.
  • Objectif : Assurer l’autonomie technique de Madagascar dans la gestion de ses engagements envers la CDB.

 

2. Gouvernance Participative et Science Citoyenne

  • Indicateur d’Inclusion : Degré d’implication des communautés locales, des populations autochtones et des associations de base dans les dispositifs de collecte et de remontée des données de terrain.

  • Objectif : Garantir la transparence et la représentativité des données sur l’état des ressources naturelles.

3. Valorisation Économique et Durabilité des Filières

  • Indicateur d’Intégration Stratégique : Nombre de plans de développement sectoriels (écotourisme, chaînes de valeur des produits forestiers non ligneux) intégrant les données du CHM pour une gestion durable.
  • Objectif : Démontrer la valeur économique de la biodiversité pour favoriser une croissance verte et résiliente.

4. Intégration Transversale du Genre (Gender Mainstreaming)

  • Indicateur de Genre : Taux de participation des femmes dans les processus de consultation, de formation et de gouvernance du partage d’informations.
  • Objectif : Veiller à ce que l’accès à l’information et la prise de décision environnementale soient équitables et bénéficient à l’ensemble de la société Malagasy.

Facteurs de succès

Analyse des Acquis et Impact du Projet

1. Renforcement du Capital Institutionnel et Technique

Le projet a significativement accru les capacités nationales grâce à des programmes de formation spécialisés. Cette montée en compétence permet désormais aux acteurs nationaux d’assurer la gestion autonome du Centre d’Échange d’Informations (CHM), garantissant la pleine conformité de Madagascar avec les obligations de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB).

2. Gouvernance Participative et Synergie Multipartite

L’adoption d’un modèle de gouvernance inclusive a favorisé une collaboration étroite entre les départements ministériels, la société civile et les partenaires au développement. Cet engagement multipartite a été un facteur déterminant pour briser les silos institutionnels et instaurer un dialogue pérenne sur la gestion des ressources naturelles.

3. Centralisation des Données et Aide à la Décision (Science-Policy Interface)

L’opérationnalisation de la plateforme numérique a transformé le paysage de la gestion de l’information à Madagascar. En centralisant les données scientifiques, le projet a facilité une prise de décision fondée sur des preuves. L’intégration d’outils avancés, tels que le Cadre de suivi de la restauration des écosystèmes (FERM), permet désormais un monitoring rigoureux et transparent des indicateurs de biodiversité.

4. Alignement Stratégique et Appropriation Nationale

Le projet démontre une forte pertinence en s’alignant sur les priorités du Plan Émergence de Madagascar (PEM) et des stratégies nationales de conservation. Cette cohérence garantit l’ancrage des activités du projet dans les structures de l’État, assurant ainsi la durabilité des investissements du FEM après la clôture du financement.

Défis et adaptations

I. Analyse des Barrières et Défis Critiques (Risks & Barriers)

  • Lacunes Institutionnelles et Systémiques : Faiblesse des capacités techniques en matière de gestion, d’analyse et de diffusion des données géospatiales et environnementales.
  • Menaces Anthropiques Directes : Persistance de la déforestation, des feux de brousse et de la surexploitation des ressources, exacerbant l’érosion des sols et la fragmentation des habitats.
  • Incertitude Financière et Durabilité : Forte dépendance aux financements externes et difficultés à mobiliser des ressources domestiques pérennes pour l’entretien du mécanisme CHM.
  • Vulnérabilité aux Aléas Climatiques : Risques climatiques extrêmes impactant directement la résilience des écosystèmes et la continuité des infrastructures de suivi sur le terrain.

 

II. Stratégies d’Adaptation et Réponses du Projet (Project Interventions)

Pour lever ces barrières, le projet déploie une approche multidimensionnelle :

  • Renforcement du Capital Humain : Institutionnalisation des programmes de formation pour garantir une masse critique d’experts capables de piloter le CHM de manière autonome.
  • Promotion de la Gestion Intégrée des Ressources : Mise en œuvre de solutions fondées sur la nature (SfN) et d’alternatives durables pour réduire la pression sur les écosystèmes fragiles.
  • Mainstreaming de la Biodiversité : Intégration transversale des données de biodiversité dans les politiques sectorielles et les cadres de gouvernance territoriale pour assurer une prise de décision cohérente.
  • Inclusion Sociale et Équité de Genre : Application rigoureuse du plan d’action pour l’égalité des genres, assurant une participation équitable des femmes et des groupes vulnérables dans la chaîne de valeur de l’information.
  • Innovation Financière et Économie Bleue : Développement de mécanismes de financement innovants, incluant des solutions liées à la Finance Bleue, pour soutenir spécifiquement la conservation des écosystèmes côtiers et marins.

Innovation et bonnes pratiques

Innovations clés

  • Plateforme numérique centralisée : Modernisation de l’accès aux données sur la biodiversité (mécanisme d’échange d’informations), facilitant une gestion transparente et efficace.
  • Alignement politique et scientifique : Le projet soutient les objectifs environnementaux nationaux (PEDD) en reliant les données scientifiques aux politiques de développement durable.
  • Approche intégrée : Intégration transversale de la dimension genre dans la gestion des ressources naturelles et l’élaboration des politiques de conservation.

 

Bonnes pratiques

  • Approches participatives : Implication active des communautés locales et de la société civile, notamment dans la gestion des forêts et des paysages.

  • Gestion des connaissances : Recours aux webinaires, aux formations et aux communautés de pratique en ligne afin de renforcer les capacités nationales.
  • Valorisation des savoirs locaux : Promotion et intégration des coutumes et des connaissances locales dans la gestion des ressources naturelles (par exemple dans la région de Boeny).
  • Renforcement institutionnel : Développement de partenariats stratégiques pour améliorer le suivi et l’évaluation des activités.