ID
1462
Statut
Clôturé (complété)
Domaine focal
Eaux Internationales
Période
GEF – 3
Sources de financement
Fonds Fiduciaire du FEM
Type
Projet de Grande Taille
Année Fiscale d’Approbation
2006
Subvention du FEM
$12 200 000,00
Cofinancement
$18 470 000,00
Instruments Hors Subvention
Non
Frais d’Agence du FEM
$1 163 070,00
Agence de mise en œuvre
United Nations Development Programme
Agences d’exécution
PNUD
Partenaires d’exécution
SWIOFP / FAO / NOAA / IRD / WIOMSA / African Coelacanth Ecosystem Programme (ACEP)
Pays
Madagascar, Kenya, Somalie, Tanzanie, l’Afrique du Sud, les Comores, les Seychelles, Maurice,La Réunion
Zones d’intervention
Madagascar(pointe Nord de Madagascar)
Assurer la durabilité à long terme des ressources vivantes de la région ASCLME en adoptant une approche de gestion fondée sur les écosystèmes, à travers :
la collecte de données de référence fiables pour appuyer la mise en œuvre d’une approche écosystémique dans la gestion des grands écosystèmes marins du courant des Aiguilles et du courant somalien ;
la production d’une analyse diagnostique transfrontalière (ADT) et d’un plan d’action stratégique (PAS) pour ces deux grands écosystèmes marins (GME), afin de guider les décisions de gestion et la conservation durable des ressources marines.
Le projet quinquennal ASCLME (2008-2013) – Écosystèmes marins des grands courants d’Agulhas et de Somalie – se concentre sur les deux grands écosystèmes marins (GEM) de l’ouest de l’océan Indien :
Le GEM du courant de Somalie, qui s’étend des Comores et de la pointe nord de Madagascar jusqu’à la Corne de l’Afrique ;
Le GEM du courant d’Agulhas, qui s’étend de l’extrémité nord du canal du Mozambique jusqu’au cap des Aiguilles.
Financé par le GEF et le PNUD, le projet ASCLME vise à améliorer la gestion durable de ces écosystèmes marins. Il collecte des données sur les courants, le climat, la biodiversité et les aspects socio-économiques afin de produire des analyses diagnostiques transfrontalières (ADT) et des plans d’action stratégiques (PAS) pour appuyer la prise de décision et la conservation durable des ressources marines.
Soutenu par le PNUD et le GEF, ce projet a pour objectif d’établir une base scientifique solide pour une gouvernance durable des ressources marines dans la région. Il a également jeté les bases du projet SAPPHIRE, qui poursuit aujourd’hui la mise en œuvre opérationnelle des réformes politiques et institutionnelles initiées par ASCLME.
Gouvernements et institutions nationales
Ils bénéficient d’un soutien pour définir, mettre en œuvre et suivre leurs politiques marines et côtières, grâce aux données d’observation de la Terre et aux informations scientifiques générées par le projet.
Communautés côtières et populations locales
Le projet contribue à améliorer la gestion des ressources naturelles, renforçant ainsi les moyens de subsistance de millions de personnes vivant dans la région.
Gestionnaires et scientifiques
Renforcement de l’expertise technique, scientifique et de gestion pour appuyer l’approche écosystémique des grands écosystèmes marins.
Objectifs clés pour les bénéficiaires
Sécurité des ressources : assurer la durabilité à long terme des ressources marines vivantes.
Données de référence : acquérir des données scientifiques fiables pour une meilleure planification et gestion des écosystèmes.
Cadre de gestion : élaborer l’Analyse Diagnostique Transfrontalière (TDA) et le Plan d’Action Stratégique (PAS) pour guider les interventions et la conservation durable.
Indices environnementaux et océanographiques
Circulation et aspects physiques : suivi de la dynamique des courants d’Agulhas et de Somalie, de la température de surface et des données satellitaires.
Santé de l’écosystème : évaluation de la biodiversité marine, de l’intégrité des habitats côtiers (récifs coralliens, mangroves, herbiers) et de la qualité de l’eau.
Productivité : mesure des niveaux de nutriments et suivi de la dynamique du phytoplancton.
Pêcheries : évaluation des stocks de poissons, suivi des niveaux de capture et analyse de l’impact des activités de pêche, y compris la pêche illégale.
Dépendance économique : rôle des écosystèmes marins et côtiers dans les moyens de subsistance, le tourisme et l’économie locale des pays riverains.
Gouvernance : suivi des mesures de gestion des zones côtières et renforcement des capacités institutionnelles.
Ces indicateurs sont utilisés pour documenter les analyses diagnostiques nationales (MEDA – Marine Ecosystem Diagnostic Analysis) et soutenir l’élaboration de politiques de gestion durable des ressources marines et côtières.
Coopération régionale et engagement politique : mobilisation de 9 pays de l’océan Indien occidental (Comores, Kenya, Madagascar, Maurice, Mozambique, Seychelles, Somalie, Afrique du Sud et Tanzanie) pour une gestion conjointe et coordonnée des écosystèmes marins.
Approche écosystémique (EBM) : focalisation sur la durabilité des ressources vivantes à travers une gestion intégrée des écosystèmes plutôt qu’une gestion par espèce.
Acquisition de données fondamentales : campagnes océanographiques à grande échelle pour collecter des données de base essentielles, permettant la réalisation de l’Analyse Transfrontalière du Diagnostic (ATD).
Financement et partenariats institutionnels : appui financier du Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF) et mise en œuvre coordonnée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Approche holistique : intégration de cinq modules essentiels : productivité, poissons/pêcheries, santé des écosystèmes et pollution, socio-économie et gouvernance.
Synergie entre projets : collaboration avec le South West Indian Ocean Fisheries Project (SWIOFP) pour relier la recherche scientifique à la gestion durable des pêches.
Renforcement des capacités : développement de l’expertise scientifique et technique locale pour assurer la gestion durable et à long terme des ressources marines.
Défis principaux du projet ASCLME
Données manquantes : insuffisance de connaissances sur les écosystèmes, les courants et la biodiversité, notamment au large de l’Afrique de l’Est.
Problèmes socio-économiques : pauvreté touchant environ 350 millions de personnes dépendant de ressources marines et côtières menacées.
Gouvernance transfrontalière : nécessité de coordonner les politiques et les actions entre neuf pays riverains.
Changement climatique : impacts sur les pêcheries et besoins d’adaptation de la gestion des ressources.
Adaptations et solutions du projet ASCLME
Approche écosystémique : mise en place d’une gestion intégrée basée sur l’écosystème plutôt que sur une seule ressource.
Outils de diagnostic (MEDA) : développement de l’Analyse Diagnostique des Écosystèmes Marins (MEDA) pour collecter des données intégrées sur l’environnement, la socio-économie et le cadre législatif.
Plan d’Action Stratégique (PAS) : élaboration de feuilles de route régionales pour guider les réformes politiques et institutionnelles.
Recherche sur le terrain : organisation de campagnes océanographiques pour combler les lacunes de connaissances.
Utilisation des données satellitaires : intégration de l’observation de la Terre pour surveiller l’environnement, notamment via des programmes comme AMESD.
Le projet a permis d’établir des bases de données fiables et des mécanismes de surveillance pour une gestion durable des ressources, facilitant la transition vers une approche collaborative et transfrontalière.
Analyse Diagnostique des Écosystèmes Marins (MEDA) : développement de cet outil pour compiler l’état de l’environnement, les aspects socio-économiques et les menaces, servant de base aux Analyses Transfrontalières du Diagnostic (TDA).
Approche écosystémique de la gestion (EAF) : renforcement de l’expertise locale pour gérer les ressources marines vivantes en tenant compte de l’ensemble de l’écosystème.
Utilisation de l’observation de la Terre : intégration des données satellitaires pour surveiller et appuyer les politiques marines et côtières.
Utilisation efficace des ressources : réalisation de 31 % de jours de mer supplémentaires pour la collecte de données, malgré une réduction de 25 % du budget initialement alloué aux navires.
Coopération transfrontalière : élaboration de Plans d’Action Stratégiques (PAS) harmonisés entre les pays de l’océan Indien occidental.
Collecte de données sur le terrain : organisation de campagnes océanographiques (croisières) pour combler les lacunes de connaissances sur les courants et la biodiversité.
Renforcement des capacités : formation continue en gestion de données, statistiques, droit maritime, aquaculture et sciences halieutiques.
Engagement des parties prenantes : implication des communautés côtières et des institutions nationales et régionales dans le processus décisionnel.
Gestion adaptative : utilisation des résultats des évaluations pour ajuster et améliorer les mesures de conservation.