ID
9692
Statut
Projet Approuvé
Domaine focal
Eaux Internationales
Période
GEF – 6
Sources de financement
Fonds Fiduciaire du FEM
Type
Projet de Grande Taille
Année Fiscale d’Approbation
2017
Subvention du FEM
$6 422 018,00
Cofinancement
$83 729 400,00
Instruments Hors Subvention
Non
Frais d’Agence du FEM
$577 982,00
Agence de mise en œuvre
The World Bank
Agences d’exécution
Indian Ocean Commission (IOC) and Ministry of Aquatic Resources and Fisheries (MRHP)
Partenaires d’exécution
Pays
Zones d’intervention
Renforcer la gouvernance et la gestion durable des pêcheries transfrontalières dans la région du sud-ouest de l’océan Indien (SWIO), afin de réduire la surexploitation des ressources marines et d’améliorer la résilience des écosystèmes marins.
Le projet vise principalement :
La conservation de la biodiversité marine
La gestion durable des ressources halieutiques
L’amélioration de la coopération régionale
Pour Madagascar, l’objectif spécifique:
Améliorer la gestion durable des pêcheries nationales et artisanales
Renforcer les capacités institutionnelles en matière de gouvernance halieutique
Mettre en œuvre des pratiques de pêche durable
Protéger les écosystèmes marins critiques (récifs coralliens, mangroves, zones côtières)
Madagascar est un pays prioritaire en raison :
De sa dépendance économique aux ressources halieutiques
De la pression croissante sur les stocks de poissons
De la vulnérabilité des communautés côtières
Le projet s’inscrit dans un programme régional couvrant plusieurs pays du sud-ouest de l’océan Indien et vise à renforcer la gestion durable des ressources halieutiques à l’échelle transfrontalière. Il met l’accent sur la gestion intégrée des pêcheries partagées, l’amélioration de la gouvernance régionale et la réduction de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN). Le projet soutient également le renforcement des capacités institutionnelles des pays concernés ainsi que la mise en place de systèmes efficaces de suivi, de contrôle et d’évaluation environnementale. Il est financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et mis en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale.
Le projet est structuré autour de composantes principales :
Renforcement de la coopération régionale
Harmonisation des politiques halieutiques
Amélioration du partage de données scientifiques
Plans de gestion des pêcheries
Réduction de la pression sur les stocks surexploités
Contrôle et surveillance des activités de pêche
Formation des institutions nationales
Appui aux systèmes de suivi, contrôle et surveillance (MCS)
Indicateurs environnementaux
Reporting GEF
Coordination régionale
Ministère en charge de la pêche
Institutions de gestion des ressources marines
Communautés de pêche artisanale
Organisations locales de gestion communautaire
Population côtière
Acteurs de la chaîne de valeur halieutique
Écosystèmes marins (bénéfices environnementaux globaux)
Pays du sud-ouest de l’océan Indien (SWIO), notamment :
Comores
Mozambique
Tanzanie
Seychelles
Bénéficiaires :
Gouvernements nationaux
Organisations régionales de pêche
Communautés côtières
Secteur privé halieutique
Les indicateurs environnementaux du projet visent à mesurer de manière concrète l’amélioration de l’état des ressources marines et la durabilité de leur gestion. Ils s’inscrivent dans le cadre stratégique du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), notamment dans les domaines de la biodiversité et des eaux internationales.
Cet indicateur mesure la diminution de la pression exercée sur les espèces commerciales surexploitées. Il peut être évalué à travers :
L’évolution du taux d’exploitation des principales espèces ciblées ;
La mise en œuvre de quotas ou de mesures de limitation de l’effort de pêche ;
La réduction du nombre d’unités de pêche opérant dans des zones sensibles.
L’objectif est de ramener l’exploitation des stocks à des niveaux biologiquement durables.
Cet indicateur vise à apprécier la reconstitution progressive des populations de poissons. Il peut être mesuré par :
L’augmentation de la biomasse des espèces prioritaires ;
L’amélioration de la taille moyenne des captures ;
Les résultats des évaluations scientifiques des stocks.
Il reflète l’impact positif des plans de gestion et des mesures de conservation mises en place.
Cet indicateur quantifie l’étendue des zones marines bénéficiant d’un cadre de gestion formalisé et appliqué (aires marines protégées, zones de pêche réglementées, co-gestion communautaire).
Il permet de mesurer :
Le nombre d’hectares ou de kilomètres carrés placés sous gestion durable ;
L’existence et l’application effective de plans de gestion ;
Le respect des règles de conservation dans ces zones.
Cet indicateur évalue l’efficacité des mesures de lutte contre la pêche INN. Il peut être suivi à travers :
La diminution des infractions enregistrées ;
L’augmentation des contrôles en mer et au débarquement ;
L’amélioration des systèmes de traçabilité des captures.
La réduction de la pêche INN contribue directement à la préservation des stocks et à l’équité économique du secteur.
Cet indicateur porte sur le renforcement des capacités de suivi, contrôle et surveillance (SCS/MCS). Il inclut :
La mise en place ou la modernisation de systèmes de suivi des navires (VMS, AIS) ;
La formation des inspecteurs et observateurs ;
L’amélioration de la collecte et de l’analyse des données halieutiques.
Un système de surveillance performant permet une gestion adaptative fondée sur des données fiables.
Cet indicateur mesure les effets du projet sur la protection des écosystèmes marins et des espèces associées. Il peut concerner :
La protection des habitats critiques (mangroves, récifs coralliens, herbiers marins) ;
La réduction des impacts destructeurs des pratiques de pêche ;
Le maintien ou l’amélioration de l’indice de diversité biologique dans les zones d’intervention.
Ces indicateurs contribuent directement aux objectifs stratégiques du FEM, notamment :
La conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine ;
La gestion intégrée des eaux internationales ;
La réduction des pressions anthropiques sur les écosystèmes marins.
Ils permettent ainsi d’évaluer non seulement l’impact environnemental local (notamment à Madagascar), mais également les bénéfices environnementaux globaux recherchés par le FEM.
Les indicateurs socio-économiques visent à mesurer les effets du projet sur les conditions de vie des populations dépendantes des ressources halieutiques, ainsi que sur la gouvernance du secteur. Ils permettent d’évaluer si la durabilité environnementale s’accompagne d’une amélioration tangible du bien-être économique et social.
Cet indicateur mesure l’évolution des revenus nets des ménages de pêcheurs bénéficiaires du projet. Il peut être évalué à travers :
L’augmentation du revenu moyen par ménage issu de la pêche ;
L’amélioration des prix de vente grâce à une meilleure qualité ou à un meilleur accès au marché ;
La diversification des sources de revenus (aquaculture, transformation, activités alternatives).
L’objectif est de garantir que la gestion durable des ressources n’entraîne pas une perte de revenu, mais au contraire une stabilisation et une augmentation progressive des gains économiques.
Cet indicateur évalue la capacité des institutions nationales et locales à gérer efficacement le secteur halieutique. Il peut inclure :
Le nombre d’agents formés (inspection, suivi scientifique, gestion des pêches) ;
L’amélioration des systèmes de collecte et d’analyse des données ;
L’adoption de nouveaux cadres réglementaires ou plans stratégiques ;
Le fonctionnement effectif des structures de co-gestion.
Il reflète la durabilité institutionnelle du projet au-delà de la période de financement.
Cet indicateur mesure la mise en place de mécanismes de gouvernance inclusive. Il peut être suivi à travers :
Le nombre de plans de gestion des pêcheries élaborés avec la participation des communautés ;
L’existence de comités locaux de gestion fonctionnels ;
Le taux d’application des règles convenues collectivement.
La participation communautaire favorise l’appropriation locale et améliore le respect des mesures de conservation.
Cet indicateur vise à mesurer l’impact du projet sur l’accès des populations locales aux ressources alimentaires issues de la pêche. Il peut être évalué par :
L’évolution de la disponibilité locale en produits halieutiques ;
La stabilisation ou l’augmentation de la consommation de poisson par ménage ;
La réduction des périodes de pénurie alimentaire dans les zones côtières.
Une gestion durable des stocks contribue à sécuriser l’approvisionnement alimentaire à long terme.
Cet indicateur mesure la capacité des communautés à faire face aux chocs environnementaux et économiques (changement climatique, baisse des captures, catastrophes naturelles). Il peut inclure :
La diversification des moyens de subsistance ;
L’accès à des mécanismes de financement ou de microcrédit ;
L’adoption de pratiques de pêche plus durables et adaptées au climat ;
La mise en place de mécanismes communautaires de gestion des risques.
La résilience est un élément clé pour réduire la vulnérabilité structurelle des zones côtières.
Cet indicateur évalue les effets du projet sur l’emploi direct et indirect dans la chaîne de valeur halieutique. Il peut être mesuré par :
Le nombre d’emplois créés dans la pêche durable, la transformation ou l’aquaculture ;
La formalisation des activités économiques informelles ;
L’amélioration des conditions de travail dans le secteur ;
La participation accrue des femmes et des jeunes dans la chaîne de valeur.
Il contribue à démontrer que la transition vers une pêche durable peut générer des bénéfices économiques inclusifs.