Renforcer les capacités nationales pour répondre aux obligations environnementales mondiales dans le cadre des priorités de développement durable

Ce projet vise à renforcer les capacités du gouvernement et des institutions malgaches afin qu’ils puissent répondre efficacement à leurs obligations environnementales mondiales tout en intégrant ces actions dans les priorités nationales de développement durable.

Identité du projet

Sources de financement

Type

Année Fiscale d’Approbation

Subvention du FEM

Cofinancement

Instruments Hors Subvention

Frais d’Agence du FEM

Agence de mise en œuvre

Agences d’exécution

Partenaires d’exécution

Pays

Zones d’intervention

📌 Approche stratégique

Le projet adopte une approche institutionnelle et de renforcement des systèmes qui inclut :

  • formation et renforcement des compétences techniques des autorités nationales,
  • amélioration des systèmes de collecte et de gestion de données environnementales,
  • intégration des engagements environnementaux dans les stratégies et plans nationaux de développement durable,
  • soutien à la gouvernance environnementale et à la coordination inter-institutionnelle.

🛠 Impacts attendus

Les résultats attendus du projet comprennent :

  • capacités renforcées des institutions publiques à fournir des informations environnementales fiables,
  • meilleure coordination des actions nationales et obligations internationales,
  • intégration plus effective des priorités environnementales dans les politiques et programmes de développement,
  • amélioration de la conformité aux conventions environnementales multilatérales.

Le projet a pour objectif de renforcer un ensemble ciblé de capacités nationales pour que Madagascar puisse :

  • Mieux produire et utiliser des informations environnementales solides,

  • S’acquitter de ses obligations environnementales internationales (par exemple, liées aux conventions globales),

  • Intégrer ces engagements dans les plans et politiques de développement durable du pays.

 

Madagascar, comme beaucoup de pays en développement, doit répondre à divers accords environnementaux internationaux tout en s’efforçant de réaliser ses objectifs nationaux de développement. Le projet intervient pour combler les lacunes institutionnelles, techniques et organisationnelles identifiées dans les systèmes nationaux de planification, de collecte de données, de suivi et de reporting environnemental.

L’objectif global du projet est donc de contribuer à ce que Madagascar puisse non seulement respecter ses engagements environnementaux internationaux, mais aussi en tirer des bénéfices durables sur le plan national, en alignant ces engagements avec ses propres priorités de développement.

Le projet cherche à renforcer les capacités nationales de Madagascar pour que le pays puisse répondre efficacement à ses obligations environnementales internationales tout en intégrant ces efforts dans ses propres priorités de développement durable. Il s’agit d’un projet de renforcement institutionnel et technique, mis en œuvre par le United Nations Development Programme (PNUD) en partenariat avec le Ministère de l’Environnement, de l’Écologie et des Forêts de Madagascar.

Concrètement, le projet adresse plusieurs défis auxquels Madagascar est confronté :

  • Le pays a adhéré à plusieurs conventions environnementales internationales (comme celles issues du Sommet de la Terre de Rio) qui lui imposent un ensemble d’obligations en matière de protection de la biodiversité, de lutte contre le changement climatique et de gestion durable des terres.

  • Mais, comme pour beaucoup de pays en développement, les systèmes nationaux de planification, de collecte de données, de suivi et d’intégration de ces engagements dans les politiques nationales étaient insuffisants avant le projet.

Pour y remédier, le projet a mis en place une série d’activités visant à :

  • Renforcer les capacités système, institutionnelles et individuelles des acteurs concernés (gouvernement, parties prenantes techniques, etc.) afin qu’ils puissent produire, utiliser et suivre des informations environnementales de qualité.
  • Améliorer la coordination et l’intégration des engagements internationaux dans les stratégies et plans nationaux de développement durable.
  • Mettre en place ou améliorer les systèmes d’information et de gestion de l’environnement, indispensables pour le suivi et l’évaluation des obligations environnementales mondiales et des impacts sur le territoire
  • Mobiliser des ressources financières et techniques pour soutenir durablement les efforts de mise en œuvre des conventions environnementales.

 

 

Composants et activités clés

1) Composante 1 – Renforcement des capacités institutionnelles et systémiques

Objectif :
Créer et renforcer la capacité du gouvernement et des structures clés à intégrer les obligations environnementales internationales dans les politiques, plans, stratégies et systèmes de gestion nationaux.

Activités principales :

  • Évaluation des cadres institutionnels, juridiques et politiques liés aux conventions environnementales mondiales.
  • Mise à jour ou développement de mécanismes de coordination intersectoriels (ex. comité interministériel) pour la mise en œuvre des obligations internationales.
  • Appui à l’intégration des obligations environnementales dans les stratégies de développement durable nationales.

2) Composante 2 – Développement et amélioration du système d’information environnementale

Objectif :
Établir ou renforcer des systèmes de collecte, de gestion, de traitement et de diffusion de données environnementales pour le suivi, le reporting international et la prise de décision.

Activités principales :

  • Mise en place d’un Système d’Information sur la Gestion de l’Environnement (SIGE).
  • Collecte et harmonisation des données pertinentes (biodiversité, climat, désertification) afin de produire des rapports conformes aux conventions internationales.
  • Produire des outils et bases de données opérationnelles pour le suivi des obligations environnementales.

 

3) Composante 3 – Sensibilisation, formation et renforcement des compétences

Objectif :
Accroître les connaissances, compétences et engagements des acteurs publics, parties prenantes et communautés de façon à assurer une compréhension partagée des obligations, et une capacité accrue à y répondre.

Activités principales :

  • Formation des responsables politiques, gestionnaires techniques et autres acteurs clés sur les pratiques de consolidation des obligations et bonnes pratiques environnementales.
  • Sensibilisation des parties prenantes (y compris société civile, médias, communautés locales).
  • Ateliers de dialogue pour renforcer l’appropriation des engagements environnementaux.

 

4) Composante 4 – Mobilisation de ressources et durabilité des actions

Objectif :
Mettre en place des mécanismes pour garantir la mobilisation continue de ressources financières et la durabilité des initiatives de conformité aux obligations environnementales mondiales.

Activités principales :

  • Élaboration de stratégies ou mécanismes de financement durable pour poursuivre les actions au-delà de la durée du projet.

  • Appui à l’élaboration de propositions, programmes ou instruments permettant d’intégrer les obligations environnementales dans les budgets nationaux ou sources externes de financement.

 

Synthèse du framework GEF

Résultat / composante Effet attendu Exemples d’activités clés
Capacités institutionnelles renforcées Coordination et intégration des obligations environnementales dans les politiques nationales Révision de cadres institutionnels, coordination intersectorielle
Systèmes d’information environnementale efficaces Données fiables pour suivi et reporting Mise en place de SIGE, collecte et traitement des données
Compétences et connaissances accrues Acteurs capables de mettre en œuvre engagements Formations, sensibilisation, ateliers multi-acteurs
Mobilisation durable des ressources Pérennité des actions post-projet Stratégies de financement, intégration dans budgets nationaux

Bénéficiaires

Le projet vise à renforcer les capacités de plusieurs acteurs institutionnels clés à Madagascar :

  • Ministère de l’Environnement, de l’Écologie et des Forêts (MEEF/MEDD) – acteur principal responsable de la mise en œuvre et coordination au niveau national.
  • Autres ministères sectoriels impliqués dans les conventions internationales, notamment :
    • Ministère de l’Économie et des Finances

    • Ministère de l’Agriculture

    • Ministère de la Justice

    • Ministère de l’Énergie

    • Ministère des Affaires Intérieures et de la Décentralisation

    • Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

    • Ministère en charge de l’Aménagement du Territoire et des Projets Présidentiels

  • Comité interministériel de coordination réactivé pour harmoniser les obligations environnementales issues des conventions de Rio.

Acteurs techniques et décisionnels

Le projet a impliqué de manière active plusieurs structures techniques et groupes consultatifs :

  • Points focaux nationaux des conventions internationales (biodiversité, climat, désertification), qui participent aux organes de pilotage et aux groupes de travail.
  • Organisations de la société civile (OSC) et organisations non gouvernementales (ONG), par exemple celles travaillant sur la gouvernance environnementale et la sensibilisation.
  • Médias, associations de femmes et de jeunes, qui ont été impliqués dans la sensibilisation et certaines formations.

 

Communautés locales et acteurs non étatiques

Bien que ce projet soit principalement stratégique et institutionnel, certaines activités ont eu des effets indirects ou prévus sur :

  • Communautés locales des régions ciblées pour des activités de sensibilisation.
  • Structures communautaires, associations locales, groupements de femmes et de jeunes, mentionnés dans certains plans d’action comme cibles de renforcement de capacité ou de sensibilisation.

Ce projet est principalement institutionnel et stratégique, donc ses bénéficiaires sont surtout des structures gouvernementales, des acteurs publics et des parties prenantes institutionnelles chargées de mettre en œuvre les obligations environnementales internationales. Si tu veux, je peux aussi te détailler les parties prenantes impliquées par composante du projet (par exemple, qui est concerné par chaque résultat attendu)

Indicateurs environnementaux

Ce projet étant principalement institutionnel, les indicateurs portent à la fois sur les résultats environnementaux globaux (Global Environmental Benefits – GEB) et sur les effets socio-économiques liés à la gouvernance, à l’accès à l’information et au développement durable.

🌳 Indicateurs environnementaux

1) Indicateurs liés à la biodiversité

(alignés avec la Convention on Biological Diversity)

  • Nombre de politiques/stratégies nationales intégrant les objectifs de conservation

  • Existence et opérationnalisation d’un système national de suivi de la biodiversité

  • Qualité et disponibilité des données sur les espèces et écosystèmes

  • Nombre de rapports nationaux soumis à la convention dans les délais

2) Indicateurs liés au changement climatique

(alignés avec la United Nations Framework Convention on Climate Change)

  • Production et soumission des communications nationales / rapports biennaux

  • Mise à jour des inventaires nationaux des gaz à effet de serre

  • Intégration des engagements climatiques dans les plans sectoriels

3) Indicateurs liés à la gestion durable des terres

(alignés avec la United Nations Convention to Combat Desertification)

  • Mise en place d’un système de suivi de la dégradation des terres

  • Données consolidées sur la Neutralité en matière de Dégradation des Terres (LDN)

  • Nombre de rapports UNCCD soumis conformément aux exigences

4) Indicateurs transversaux de gouvernance environnementale

  • Existence d’un Système d’Information sur la Gestion de l’Environnement (SIGE) fonctionnel

  • Niveau de coordination inter-ministérielle formalisée

  • Nombre de cadres institutionnels révisés ou renforcés

  • Amélioration du score de capacité institutionnelle (outil GEF Capacity Scorecard)

Indicateurs socio-économiques

Même si le projet est principalement institutionnel, plusieurs effets socio-économiques indirects sont mesurables :

1️⃣ Gouvernance et institutions

  • Nombre de fonctionnaires formés (par sexe)

  • Pourcentage d’acteurs formés utilisant effectivement les outils développés

  • Existence d’un mécanisme formel de consultation multi-acteurs

2️⃣ Gouvernance et institutions

  • Nombre de fonctionnaires formés (par sexe)

  • Pourcentage d’acteurs formés utilisant effectivement les outils développés

  • Existence d’un mécanisme formel de consultation multi-acteurs

3️⃣ Intégration environnement-développement

  • Nombre de politiques nationales intégrant explicitement les engagements environnementaux

  • Budget national alloué aux actions liées aux conventions internationales

  • Mécanismes de financement durable identifiés ou opérationnels

Facteurs de succès

1️⃣ Engagement politique et leadership institutionnel

  • Appui clair du gouvernement aux conventions environnementales internationales

  • Leadership effectif du ministère en charge de l’environnement

  • Implication active des hauts responsables dans les mécanismes de coordination

2️⃣ Coordination intersectorielle efficace

  • Fonctionnement régulier du comité interministériel

  • Clarification des rôles et responsabilités des ministères sectoriels

  • Mécanismes formels d’échange d’informations entre institutions

3️⃣ Appropriation nationale (Country Ownership)

  • Alignement du projet avec les priorités nationales de développement

  • Intégration des résultats dans les politiques et plans nationaux

  • Participation active des institutions nationales dans la conception et la mise en œuvre

4️⃣ Renforcement durable des capacités

  • Formation ciblée et adaptée aux besoins réels

  • Transfert de compétences techniques aux équipes nationales

  • Mise en place d’outils opérationnels réellement utilisés après le projet

5️⃣ Système d’information environnementale fonctionnel

  • Développement d’un système intégré de gestion des données

  • Accessibilité et qualité des données environnementales

  • Interopérabilité des bases de données sectorielles

6️⃣ Mobilisation de ressources financières

  • Intégration des actions environnementales dans le budget national

  • Capacité à mobiliser des financements complémentaires

  • Stratégie de durabilité financière post-projet

7️⃣ Participation des parties prenantes

  • Implication des organisations de la société civile

  • Inclusion des femmes et des jeunes

  • Dialogue multi-acteurs structuré et régulier

8️⃣ Suivi-évaluation performant

  • Indicateurs clairement définis et mesurables

  • Utilisation du Capacity Development Scorecard du GEF

  • Rapports produits dans les délais et utilisés pour la prise de décision

9️⃣ Communication et sensibilisation

  • Diffusion des informations environnementales au public

  • Production de supports de communication adaptés

  • Valorisation des résultats du projet

Défis et adaptations

1️⃣ Défis institutionnels et organisationnels

  • Faible coordination entre ministères et agences gouvernementales.

  • Capacités limitées des institutions nationales à gérer les obligations environnementales multiples.

  • Adaptation : création d’un comité interministériel et clarification des rôles et responsabilités.

2️⃣ Défis techniques et de données

  • Systèmes d’information environnementale fragmentés ou inexistants.

  • Qualité et disponibilité des données environnementales variables selon les secteurs.

  • Adaptation : mise en place d’un SIGE national, harmonisation des bases de données et formation des utilisateurs.

3️⃣ Défis liés aux ressources humaines

  • Manque de personnel formé aux obligations des conventions internationales.

  • Rotation du personnel et perte de connaissances institutionnelles.

  • Adaptation : sessions de formation ciblées, guides techniques, et mentoring continu pour transférer les compétences.

4️⃣ Défis financiers et pérennité

  • Insuffisance de financement national pour poursuivre les actions post-projet.

  • Adaptation : élaboration de stratégies de financement durable, intégration dans les budgets nationaux et mobilisation de cofinancements internationaux.

Innovation et bonnes pratiques

1️⃣ Innovations techniques

  • SIGE (Système d’Information sur la Gestion de l’Environnement) intégré pour centraliser et harmoniser les données environnementales.

  • Utilisation d’outils numériques et plateformes collaboratives pour faciliter le reporting et la coordination.

2️⃣ Innovations institutionnelles

  • Comité interministériel pour la coordination intersectorielle, incluant les points focaux des conventions.

  • Approche combinant renforcement institutionnel et renforcement des capacités individuelles pour assurer la durabilité.

3️⃣ Bonnes pratiques de gouvernance

  • Appropriation nationale forte avec alignement sur les priorités de développement durable.

  • Participation des OSC, médias, jeunes et femmes pour une meilleure inclusion et sensibilisation.

  • Utilisation d’indicateurs clairs pour mesurer à la fois les résultats environnementaux et socio-économiques.

4️⃣ Bonnes pratiques de communication et transfert de connaissances

  • Production de guides, manuels et formations modulaires pour capitaliser sur l’expérience.

  • Organisation d’ateliers multi-acteurs réguliers pour partager les résultats et renforcer l’appropriation.

  • Diffusion des données et rapports à travers des portails ouverts pour transparence et redevabilité.