Renforcement des capacités institutionnelles et professionnelles au niveau national des pays Parties pour un suivi et une notification améliorés de la CNULCD – Projet-parapluie IV d’activités habilitantes du FEM 7

Ce projet vise à renforcer les capacités institutionnelles et techniques de 20 pays éligibles pour le cycle de notification 2021-2022 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD).

Son objectif central est d’aligner les efforts nationaux sur le Cadre stratégique 2018-2030 de la Convention et l’Objectif de Développement Durable 15.3 concernant la neutralité en matière de dégradation des terres. Pour ce faire, il prévoit des formations sur des outils spécialisés comme Trends.Earth et la plateforme PRAIS, tout en intégrant des données ventilées par sexe pour améliorer la précision des rapports nationaux.

Identité du projet

Sources de financement

Type

Année Fiscale d’Approbation

Subvention du FEM

Cofinancement

Instruments Hors Subvention

Frais d’Agence du FEM

Agence de mise en œuvre

Agences d’exécution

Partenaires d’exécution

Pays

Zones d’intervention

L’objectif principal du projet est de renforcer les capacités institutionnelles et techniques au niveau national pour le processus de notification 2021-2022 de la CNULCD. Ce renforcement s’inscrit directement dans le contexte du Cadre stratégique 2018-2030 de la CNULCD et de l’Objectif de Développement Durable (ODD) 15.3, qui vise la neutralité en matière de dégradation des terres (NDT).

Pour atteindre cet objectif global, le projet se décline en plusieurs axes spécifiques :

  • Maîtrise des outils techniques : développer les compétences nationales pour utiliser des outils de pointe et des plateformes de notification mis à jour, tels que Trends.Earth et PRAIS ;
  • Suivi de la dégradation des terres : améliorer la capacité des pays à établir des niveaux de référence pour les indicateurs et à suivre l’évolution de la neutralité en matière de dégradation des terres ;
  • Inclusion du genre : soutenir l’intégration de données ventilées par sexe liées à la NDT dans les rapports nationaux, conformément au Plan d’action pour l’égalité des sexes de la Convention ;
  • Qualité et conformité des rapports : garantir que les pays produisent et soumettent dans les délais des rapports nationaux validés qui répondent aux normes de qualité de la CNULCD ;
  • Levée des obstacles nationaux : remédier aux défis identifiés lors des cycles précédents, notamment la disponibilité limitée des données, les difficultés de coordination institutionnelle et l’incapacité à suivre les flux financiers liés à la mise en œuvre de la Convention.

1. Composante Technique : Faciliter le renforcement des capacités de notification à la CNULCD au niveau national

Cette composante unique vise à instaurer des conditions favorables au niveau national pour permettre aux pays de remplir leurs obligations de notification auprès de la Convention :

  • Résultat attendu (Outcome 1.1) : les pays établissent des équipes nationales fonctionnelles et utilisent les plateformes de notification pour soumettre des rapports de haute qualité (complets et ponctuels). Un indicateur clé est le nombre de pays rapportant des changements annuels dans la dégradation des terres arables ;
  • Produit 1.1.1 : Formations nationales sur les outils de collecte et d’assurance qualité :
    • Activités principales :
      • Organisation d’ateliers de formation sur l’outil Trends.Earth (imagerie satellite) pour le suivi de la dégradation des terres ;
      • Formation technique sur l’utilisation de la plateforme de notification PRAIS ;
      • Domestication des outils standardisés pour l’assurance qualité des données ;
      • Intégration de données ventilées par sexe et contribution de la société civile (OSC) à la mise en œuvre de la Neutralité en matière de dégradation des terres (NDT).
  • Produit 1.1.2 : Élaboration, validation et soumission du rapport national 2021-2022 :
    • Activités principales :
      • Compilation des données nationales et extraction d’informations avec le soutien d’organisations scientifiques et de recherche ;
      • Organisation de réunions de validation inclusive impliquant les parties prenantes, les OSC et le secteur privé ;
      • Tenue de réunions spéciales avec les responsables gouvernementaux pour aligner les résultats du rapport sur les politiques nationales de gestion durable des terres ;
      • Soumission officielle du rapport national validé avant la date limite fixée par la Convention.

2. Activités de Gestion et de Suivi-Évaluation (M&E)

En plus de la composante technique, le cadre du projet inclut des activités essentielles pour garantir la bonne exécution financière et technique :

  • Appui à l’exécution : mise en place d’accords de financement (SSFA) avec les pays et fourniture d’une assistance financière et technique continue ;
  • Suivi et notification interne : élaboration de rapports d’avancement semestriels et de rapports annuels de mise en œuvre du projet (PIR) ;
  • Ateliers de lancement et de clôture : organisation d’un atelier de lancement (Inception) pour définir le plan de travail et d’ateliers finaux pour partager les enseignements tirés ;
  • Évaluation terminale : réalisation d’une évaluation externe indépendante pour mesurer l’impact et la durabilité du projet.

3. Activités de Sensibilisation et de Communication

Le projet prévoit également d’utiliser la notification comme un levier de sensibilisation :

  • Impliquer les médias pour diffuser des messages clés au grand public ;
  • Utiliser les résultats du suivi pour promouvoir la gestion durable des terres (SLM) dans les stratégies de développement nationales.

Bénéficiaires

1. Les 20 pays éligibles au FEM

Le projet est conçu pour soutenir 20 pays Parties à la CNULCD éligibles au financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM). Ces pays, répartis mondialement, reçoivent chacun un soutien technique et financier (environ 100 000 USD) pour leurs activités de notification.

La liste des pays concernés comprend :

  • Afrique : Algérie, Botswana, Djibouti, Ghana, Madagascar, Malawi, Maurice, Rwanda, Soudan, Tanzanie et Zimbabwe ;
  • Asie et Pacifique : Maldives, Îles Marshall, États fédérés de Micronésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Sri Lanka ;
  • Amérique Latine et Caraïbes : Dominique, Pérou ;
  • Europe et autres : Monténégro, Türkiye.

2. Bénéficiaires Institutionnels et Techniques

  • Gouvernements nationaux : les ministères hébergeant les Points focaux nationaux de la CNULCD bénéficient d’un renforcement de leurs capacités institutionnelles pour le suivi de la dégradation des terres ;
  • Institutions statistiques et scientifiques : les Offices nationaux de statistiques et les organisations de recherche collaborent pour l’extraction et la validation des données, bénéficiant ainsi de transferts de compétences sur des outils comme Trends.Earth ;

3. Bénéficiaires Sociaux et Communautaires

  • Populations locales : le projet vise ultimement à améliorer les conditions de vie des populations qui dépendent directement des ressources foncières pour leur subsistance, particulièrement dans les zones touchées par la dégradation des sols ;
  • Femmes et groupes vulnérables : grâce à l’intégration du Plan d’action pour l’égalité des sexes (GAP), le projet veille à ce que les femmes participent activement aux formations et que les rapports incluent des données ventilées par sexe pour mieux répondre à leurs besoins spécifiques ;
  • Société Civile (OSC) et ONG : elles sont impliquées dans le processus de collecte de données et de validation des rapports nationaux, renforçant ainsi leur rôle dans la gouvernance environnementale.

4. Secteur Privé

Entreprises et investisseurs : le secteur privé est considéré comme un partenaire stratégique. Le projet aide à créer un environnement politique et institutionnel favorable qui peut encourager les investissements dans la gestion durable des terres et la neutralité en matière de dégradation des terres (NDT).