Bénéficiaires
Communautés locales rurales
Les communautés locales rurales situées dans le paysage des forêts épineuses et sèches d’Atsimo-Andrefana constituent des bénéficiaires directs du projet. Le document précise que ces communautés sont impliquées dans la mise en place et la gestion des Aires de Conservation Communautaires (Community Conservation Areas – CCAs) ainsi que dans les mécanismes de transfert de gestion des ressources naturelles.
Le projet prévoit le renforcement des capacités des organisations communautaires locales afin de leur permettre de :
-
planifier et mettre en œuvre des mesures de conservation ;
-
définir et appliquer des règles locales d’utilisation durable des ressources (dinas) ;
-
participer au suivi, à l’application des règles et à la gestion des conflits liés aux ressources naturelles ;
-
développer des activités de subsistance compatibles avec la conservation de la biodiversité (agriculture, exploitation forestière non ligneuse, pêche en eau douce).
Ces actions visent à réduire la pression sur les habitats naturels tout en générant des bénéfices socio-économiques au niveau local, conformément aux seuils de durabilité décrits dans le document.
Collectivités territoriales
Les collectivités territoriales (régions, districts, communes et fokontany) bénéficient du projet à travers le renforcement des cadres de planification et de gouvernance territoriale. Le document indique que le projet appuie :
-
l’élaboration d’un plan d’occupation et d’utilisation des terres à l’échelle du paysage (BD-LUP) ;
-
l’intégration de ce plan dans les outils officiels de planification régionale, notamment le Schéma Régional d’Aménagement du Territoire (SRAT) ;
-
la révision des pratiques d’allocation des terres et des réglementations locales en lien avec la conservation de la biodiversité.
Les collectivités sont également impliquées dans la gouvernance paysagère collaborative, aux côtés des services techniques sectoriels et des acteurs communautaires, ce qui renforce leur capacité à orienter le développement local tout en tenant compte des enjeux environnementaux.
Gestionnaires d’aires protégées
Les gestionnaires des aires protégées existantes et nouvelles bénéficient du projet par le biais d’un appui ciblé à la gestion intégrée des aires protégées dans le paysage. Le document mentionne explicitement un soutien aux processus de :
-
finalisation de la création d’aires protégées ;
-
délimitation des frontières, y compris des zones tampons et des zones de protection stricte ;
-
amélioration de la gestion des aires protégées clés telles que Mikea, Onilahy, Bezaha-Mahafaly et Tsimanampetsotsa.
Le projet contribue également à la réduction des pressions exercées sur ces aires (déforestation, feux, exploitation illégale, braconnage) en agissant sur les zones périphériques et les corridors écologiques, ce qui bénéficie directement aux institutions et structures responsables de leur gestion.