La planification et la mise en œuvre des interventions de lutte antivectorielle nécessitent la sélection de méthodes appropriées, applicables dans des zones présentant des conditions environnementales et épidémiologiques spécifiques et bien définies. Ces conditions doivent être établies par des évaluations écologiques, entomologiques et épidémiologiques régulières, permettant d’adapter les objectifs des programmes de lutte antivectorielle au fil du temps.
Cependant, la plupart des pays africains ne disposent pas de capacités suffisantes pour planifier, mettre en œuvre, suivre et évaluer efficacement les interventions de lutte antivectorielle. La stratégie du projet consiste donc à renforcer les capacités des pays participants afin qu’ils puissent planifier, mettre en œuvre, suivre et évaluer des interventions de lutte antivectorielle sans recourir au DDT.
Les activités du projet seront mises en œuvre dans plusieurs districts de démonstration au sein des trois pays participants. Dans le cadre de ce projet, les alternatives suivantes au DDT seront démontrées selon l’approche de la Gestion Intégrée des Vecteurs (GIV / IVM) :
- la pulvérisation intradomiciliaire résiduelle avec des insecticides alternatifs au DDT ;
- les moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII / ITNs) ;
- la gestion environnementale (y compris la gestion des eaux souterraines, des systèmes d’irrigation, des barrages, des routes et des constructions) ;
- la lutte larvaire contre les moustiques.