Démonstration de l’efficacité d’interventions diversifiées, écologiquement rationnelles et durables, et renforcement des capacités nationales pour une mise en œuvre innovante de la Gestion Intégrée des Vecteurs (IVM) pour la prévention et la lutte contre les maladies dans la région AFRO de l’OMS

Identité du projet

Sources de financement

Type

Année Fiscale d’Approbation

Subvention du FEM

Cofinancement

Instruments Hors Subvention

Frais d’Agence du FEM

Agence de mise en œuvre

Agences d’exécution

Partenaires d’exécution

Pays

Zones d’intervention

L’objectif central est de renforcer les capacités des pays africains à mettre en œuvre et à généraliser des interventions de lutte antivectorielle fondées sur des preuves, innovantes et respectueuses de l’environnement. Le projet met un accent particulier sur :

  • La réduction de la dépendance au DDT : Identifier et tester des alternatives efficaces et durables au DDT pour la pulvérisation intradomiciliaire à effet rémanent (PID).
  • L’institutionnalisation de la GIV (IVM) : Intégrer la gestion des vecteurs dans les politiques nationales de santé.
  • Le renforcement des capacités : Former les équipes nationales à la surveillance entomologique et à la gestion des pesticides.

Ce projet régional couvre 15 pays, dont Madagascar. Il s’inscrit dans le domaine d’intervention « Produits chimiques et déchets » (Chemicals and Waste) du FEM, avec un budget total de 9 550 000 USD de financement FEM et un co-financement massif de 243 103 508 USD. Il cible l’élimination des polluants organiques persistants (POP) utilisés dans la lutte contre le paludisme.

Madagascar est inclus dans la dynamique régionale de transition vers la GIV. Le résultat principal pour Madagascar est l’intégration de ces méthodes innovantes dans sa stratégie nationale d’élimination du paludisme, tout en renforçant les compétences de ses cadres de santé pour gérer les vecteurs sans recourir à des produits polluants.

 

Composants et activités clés

Le projet est structuré en trois composantes principales appliquées aux pays participants comme Madagascar :

  • Composante 1 : Politiques et cadres légaux. Promotion de l’élaboration de politiques multisectorielles pour la GIV et soutien aux pays pour signaler l’utilisation du DDT au Secrétariat de la Convention de Stockholm.
  • Composante 2 : Mise en œuvre et démonstration. Cartographie de la distribution des vecteurs, surveillance de la résistance aux insecticides et démonstration de méthodes de lutte alternatives au DDT dans des zones pilotes.
  • Composante 3 : Gestion des connaissances. Mise à jour des manuels techniques, diffusion des bonnes pratiques et évaluation de l’impact social de l’utilisation du DDT.

Bénéficiaires

Le document indique que le projet bénéficie directement à :

  • 12 428 personnes au total (chiffre atteint à l’évaluation terminale), dont 6 300 femmes et 6 128 hommes.
  • Les institutions nationales de santé et d’environnement (comme les ministères à Madagascar) à travers le renforcement des capacités techniques et l’équipement.

Indicateurs environnementaux

Les performances environnementales du projet sont mesurées par les indicateurs clés (Core Indicators) suivants :

  • Réduction des produits chimiques : 318 tonnes métriques de DDT ont été éliminées ou gérées de manière sûre (dépassant l’objectif initial de 305 tonnes)
  • Législation : 7 pays ont mis en œuvre des législations et politiques pour contrôler ces produits chimiques.
  • Systèmes non-chimiques : 6 systèmes à faible teneur en produits chimiques ou non-chimiques ont été implémentés.

En résumé

Impact Environnemental :

  • Réduction significative des risques liés aux produits chimiques dangereux (POP).

  • Transition réussie du DDT vers des alternatives écologiques dans des pays autrefois grands utilisateurs (comme l’Éthiopie).

Impact sur la Santé Publique :

  • Contribution directe à l’ODD 3 (Bonne santé et bien-être) en luttant contre le paludisme, qui cause 96 % des décès en Afrique subsaharienne.

  • Amélioration de la résilience des infrastructures de santé à long terme.

 

Impact Institutionnel :

  • Alignement des stratégies nationales sur la Stratégie technique mondiale de l’OMS contre le paludisme 2016-2030.

  • Autonomisation des experts locaux grâce au transfert de technologies et à la formation technique avancée.

Indicateurs socio-économiques

Équité de genre : Le projet suit spécifiquement le nombre de bénéficiaires féminins (6 300) et vise à améliorer la participation des femmes à la prise de décision.

Santé publique : Amélioration de la prévention des maladies vectorielles grâce à des interventions plus efficaces et moins toxiques pour les populations locales

Facteurs de succès

Partenariats multilatéraux : Collaboration étroite entre l’OMS, le PNUE et des institutions académiques de renommée mondiale.

Mobilisation de ressources : Un ratio de co-financement élevé, montrant l’engagement des gouvernements nationaux (dont Madagascar) et des partenaires bilatéraux.

Défis et adaptations

Innovation et bonnes pratiques

Approche GIV (IVM) : L’innovation réside dans le passage d’une lutte antivectorielle basée uniquement sur les insecticides à une approche intégrée incluant la gestion environnementale et la diversification des méthodes.

Gestion des connaissances : Utilisation de plateformes régionales pour partager les expériences réussies entre les pays anglophones et francophones (comme le Sénégal et Madagascar).

Le projet est cité comme un modèle pour les raisons suivantes :

  • Adaptation au contexte local : Les interventions ont été ajustées aux réalités écologiques et socio-culturelles (ex: larvicidage adapté au Mozambique, moustiquaires de fenêtres respectant les normes culturelles en Zambie).

  • Approche Multi-sectorielle : Collaboration étroite entre les ministères de la Santé et de l’Environnement, garantissant que les objectifs de santé publique ne nuisent pas à la durabilité écologique.

  • Engagement Communautaire : Une approche « bottom-up » (ascendante) où les communautés locales comprennent et participent activement aux stratégies de contrôle, assurant la pérennité des résultats.

  • Gestion Adaptive : Grande flexibilité du projet pour répondre à des défis imprévus comme la pandémie de COVID-19, tout en maintenant l’élan des activités de terrain.