Deuxième Projet de gouvernance des pêches et de croissance partagée dans le sud-ouest de l’océan Indien (SWIOFish2)

Identité du projet

Sources de financement

Type

Année Fiscale d’Approbation

Subvention du FEM

Cofinancement

Instruments Hors Subvention

Frais d’Agence du FEM

Agence de mise en œuvre

Agences d’exécution

Partenaires d’exécution

Pays

Zones d’intervention

L’objectif global du projet:

Renforcer la gouvernance et la gestion durable des pêcheries transfrontalières dans la région du sud-ouest de l’océan Indien (SWIO), afin de réduire la surexploitation des ressources marines et d’améliorer la résilience des écosystèmes marins.

Le projet vise principalement :

  • La conservation de la biodiversité marine

  • La gestion durable des ressources halieutiques

  • L’amélioration de la coopération régionale

 

Objectif spécifique à Madagascar

Pour Madagascar, l’objectif spécifique:

  • Améliorer la gestion durable des pêcheries nationales et artisanales

  • Renforcer les capacités institutionnelles en matière de gouvernance halieutique

  • Mettre en œuvre des pratiques de pêche durable

  • Protéger les écosystèmes marins critiques (récifs coralliens, mangroves, zones côtières)

 

Madagascar est un pays prioritaire en raison :

  • De sa dépendance économique aux ressources halieutiques

  • De la pression croissante sur les stocks de poissons

  • De la vulnérabilité des communautés côtières

« L’Économie Bleue Durable »

Le projet s’inscrit dans un programme régional couvrant plusieurs pays du sud-ouest de l’océan Indien et vise à renforcer la gestion durable des ressources halieutiques à l’échelle transfrontalière. Il met l’accent sur la gestion intégrée des pêcheries partagées, l’amélioration de la gouvernance régionale et la réduction de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN). Le projet soutient également le renforcement des capacités institutionnelles des pays concernés ainsi que la mise en place de systèmes efficaces de suivi, de contrôle et d’évaluation environnementale. Il est financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et mis en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale.

Composants et activités clés

Le projet est structuré autour de composantes principales :

Composante 1 : Gouvernance régionale des pêcheries

  • Renforcement de la coopération régionale

  • Harmonisation des politiques halieutiques

  • Amélioration du partage de données scientifiques

Composante 2 : Gestion durable des pêcheries nationales

  • Plans de gestion des pêcheries

  • Réduction de la pression sur les stocks surexploités

  • Contrôle et surveillance des activités de pêche

Composante 3 : Renforcement des capacités institutionnelles

  • Formation des institutions nationales

  • Appui aux systèmes de suivi, contrôle et surveillance (MCS)

Composante 4 : Suivi, évaluation et gestion du projet

  • Indicateurs environnementaux

  • Reporting GEF

  • Coordination régionale

Bénéficiaires

À Madagascar

Bénéficiaires directs :
  • Ministère en charge de la pêche

  • Institutions de gestion des ressources marines

  • Communautés de pêche artisanale

  • Organisations locales de gestion communautaire

Bénéficiaires indirects :
  • Population côtière

  • Acteurs de la chaîne de valeur halieutique

  • Écosystèmes marins (bénéfices environnementaux globaux)

 

🌍 Dans les autres pays concernés

Pays du sud-ouest de l’océan Indien (SWIO), notamment :

  • Comores

  • Mozambique

  • Tanzanie

  • Seychelles

Bénéficiaires :

  • Gouvernements nationaux

  • Organisations régionales de pêche

  • Communautés côtières

  • Secteur privé halieutique

Indicateurs environnementaux

Les indicateurs environnementaux du projet visent à mesurer de manière concrète l’amélioration de l’état des ressources marines et la durabilité de leur gestion. Ils s’inscrivent dans le cadre stratégique du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), notamment dans les domaines de la biodiversité et des eaux internationales.

1. Réduction de la surexploitation des stocks halieutiques

Cet indicateur mesure la diminution de la pression exercée sur les espèces commerciales surexploitées. Il peut être évalué à travers :

  • L’évolution du taux d’exploitation des principales espèces ciblées ;

  • La mise en œuvre de quotas ou de mesures de limitation de l’effort de pêche ;

  • La réduction du nombre d’unités de pêche opérant dans des zones sensibles.

L’objectif est de ramener l’exploitation des stocks à des niveaux biologiquement durables.

2. Amélioration de l’état des stocks de poissons

Cet indicateur vise à apprécier la reconstitution progressive des populations de poissons. Il peut être mesuré par :

  • L’augmentation de la biomasse des espèces prioritaires ;

  • L’amélioration de la taille moyenne des captures ;

  • Les résultats des évaluations scientifiques des stocks.

Il reflète l’impact positif des plans de gestion et des mesures de conservation mises en place.

3. Surface d’écosystèmes marins sous gestion durable

Cet indicateur quantifie l’étendue des zones marines bénéficiant d’un cadre de gestion formalisé et appliqué (aires marines protégées, zones de pêche réglementées, co-gestion communautaire).
Il permet de mesurer :

  • Le nombre d’hectares ou de kilomètres carrés placés sous gestion durable ;

  • L’existence et l’application effective de plans de gestion ;

  • Le respect des règles de conservation dans ces zones.

4. Réduction de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN)

Cet indicateur évalue l’efficacité des mesures de lutte contre la pêche INN. Il peut être suivi à travers :

  • La diminution des infractions enregistrées ;

  • L’augmentation des contrôles en mer et au débarquement ;

  • L’amélioration des systèmes de traçabilité des captures.

La réduction de la pêche INN contribue directement à la préservation des stocks et à l’équité économique du secteur.

5. Amélioration des systèmes de surveillance marine

Cet indicateur porte sur le renforcement des capacités de suivi, contrôle et surveillance (SCS/MCS). Il inclut :

  • La mise en place ou la modernisation de systèmes de suivi des navires (VMS, AIS) ;

  • La formation des inspecteurs et observateurs ;

  • L’amélioration de la collecte et de l’analyse des données halieutiques.

Un système de surveillance performant permet une gestion adaptative fondée sur des données fiables.

6. Conservation de la biodiversité marine

Cet indicateur mesure les effets du projet sur la protection des écosystèmes marins et des espèces associées. Il peut concerner :

  • La protection des habitats critiques (mangroves, récifs coralliens, herbiers marins) ;

  • La réduction des impacts destructeurs des pratiques de pêche ;

  • Le maintien ou l’amélioration de l’indice de diversité biologique dans les zones d’intervention.

 

Alignement avec les objectifs du FEM

Ces indicateurs contribuent directement aux objectifs stratégiques du FEM, notamment :

  • La conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine ;

  • La gestion intégrée des eaux internationales ;

  • La réduction des pressions anthropiques sur les écosystèmes marins.

Ils permettent ainsi d’évaluer non seulement l’impact environnemental local (notamment à Madagascar), mais également les bénéfices environnementaux globaux recherchés par le FEM.

Indicateurs socio-économiques

Les indicateurs socio-économiques visent à mesurer les effets du projet sur les conditions de vie des populations dépendantes des ressources halieutiques, ainsi que sur la gouvernance du secteur. Ils permettent d’évaluer si la durabilité environnementale s’accompagne d’une amélioration tangible du bien-être économique et social.

Amélioration des revenus des pêcheurs artisanaux

Cet indicateur mesure l’évolution des revenus nets des ménages de pêcheurs bénéficiaires du projet. Il peut être évalué à travers :

  • L’augmentation du revenu moyen par ménage issu de la pêche ;

  • L’amélioration des prix de vente grâce à une meilleure qualité ou à un meilleur accès au marché ;

  • La diversification des sources de revenus (aquaculture, transformation, activités alternatives).

L’objectif est de garantir que la gestion durable des ressources n’entraîne pas une perte de revenu, mais au contraire une stabilisation et une augmentation progressive des gains économiques.

Renforcement des capacités institutionnelles

Cet indicateur évalue la capacité des institutions nationales et locales à gérer efficacement le secteur halieutique. Il peut inclure :

  • Le nombre d’agents formés (inspection, suivi scientifique, gestion des pêches) ;

  • L’amélioration des systèmes de collecte et d’analyse des données ;

  • L’adoption de nouveaux cadres réglementaires ou plans stratégiques ;

  • Le fonctionnement effectif des structures de co-gestion.

Il reflète la durabilité institutionnelle du projet au-delà de la période de financement.

Augmentation du nombre de plans de gestion participatifs

Cet indicateur mesure la mise en place de mécanismes de gouvernance inclusive. Il peut être suivi à travers :

  • Le nombre de plans de gestion des pêcheries élaborés avec la participation des communautés ;

  • L’existence de comités locaux de gestion fonctionnels ;

  • Le taux d’application des règles convenues collectivement.

La participation communautaire favorise l’appropriation locale et améliore le respect des mesures de conservation.

Amélioration de la sécurité alimentaire

Cet indicateur vise à mesurer l’impact du projet sur l’accès des populations locales aux ressources alimentaires issues de la pêche. Il peut être évalué par :

  • L’évolution de la disponibilité locale en produits halieutiques ;

  • La stabilisation ou l’augmentation de la consommation de poisson par ménage ;

  • La réduction des périodes de pénurie alimentaire dans les zones côtières.

Une gestion durable des stocks contribue à sécuriser l’approvisionnement alimentaire à long terme.

Renforcement de la résilience des communautés côtières

Cet indicateur mesure la capacité des communautés à faire face aux chocs environnementaux et économiques (changement climatique, baisse des captures, catastrophes naturelles). Il peut inclure :

  • La diversification des moyens de subsistance ;

  • L’accès à des mécanismes de financement ou de microcrédit ;

  • L’adoption de pratiques de pêche plus durables et adaptées au climat ;

  • La mise en place de mécanismes communautaires de gestion des risques.

La résilience est un élément clé pour réduire la vulnérabilité structurelle des zones côtières.

Création ou sécurisation d’emplois liés à la pêche durable

Cet indicateur évalue les effets du projet sur l’emploi direct et indirect dans la chaîne de valeur halieutique. Il peut être mesuré par :

  • Le nombre d’emplois créés dans la pêche durable, la transformation ou l’aquaculture ;

  • La formalisation des activités économiques informelles ;

  • L’amélioration des conditions de travail dans le secteur ;

  • La participation accrue des femmes et des jeunes dans la chaîne de valeur.

Il contribue à démontrer que la transition vers une pêche durable peut générer des bénéfices économiques inclusifs.

Facteurs de succès

Défis et adaptations

Innovation et bonnes pratiques