Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar (FAPBM)

Ce projet garantit un financement pérenne et prévisible pour sécuriser la gestion de 6 millions d’hectares d’aires protégées et préserver la biodiversité unique de Madagascar. En renforçant le capital de la Fondation, il vise à couvrir les coûts récurrents à long terme tout en réduisant la dépendance vis-à-vis de l’aide internationale traditionnelle.

Identité du projet

Sources de financement

Type

Année Fiscale d’Approbation

Subvention du FEM

Cofinancement

Instruments Hors Subvention

Frais d’Agence du FEM

Agence de mise en œuvre

Agences d’exécution

Partenaires d’exécution

Pays

Zones d’intervention

Ce projet a pour objectif principal d’améliorer la durabilité du système d’aires protégées malgache. Il vise à établir une source de revenus régulière et prévisible sur le long terme pour couvrir une partie des coûts récurrents de gestion des parcs, tels que la surveillance et le contrôle.

Voici les points clés de cette initiative :

  • Contexte biologique : Madagascar est unique au monde par sa combinaison de diversité biologique et de taux élevés d’endémisme, avec 23 familles et environ 400 genres endémiques.
  • La Vision de Durban : Le projet soutient l’engagement du gouvernement de tripler la superficie des terres sous statut de protection, passant de 1,7 à 6 millions d’hectares.
  • Financement : Le Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF) contribue à hauteur de 11 millions de dollars (dont 10 millions pour le capital de dotation), venant compléter les apports d’autres bailleurs tels que la Banque mondiale, la KfW, l’AFD, le WWF et Conservation International.
  • Objectif de capitalisation : L’ambition est d’atteindre un capital de 50 millions de dollars d’ici la fin du Plan d’Action pour Madagascar en 2012, afin de générer environ 3 millions de dollars de revenus annuels pour la conservation.

La Fondation agit ainsi comme un mécanisme financier central, réduisant la dépendance du système vis-à-vis de l’aide traditionnelle des donateurs.

L’objectif principal de ce projet est d’améliorer la durabilité du système d’aires protégées de Madagascar (visant 6 millions d’hectares en 2012) en fournissant une source de revenus régulière et prévisible sur le long terme. Ces revenus sont destinés à couvrir une partie des coûts récurrents de gestion du système, tels que la surveillance et le contrôle au quotidien.

De manière plus spécifique, le projet poursuit les objectifs suivants :

  • Capitalisation du fonds de dotation : Contribuer à hauteur de 10 millions de dollars au capital de la Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar (FAPBM) afin d’aider à atteindre l’objectif de 50 millions de dollars d’ici 2012. Ce capital devrait générer environ 3 millions de dollars par an pour la conservation.
  • Gouvernance et transparence : Assurer que la gouvernance de la Fondation soit conforme aux normes internationales, avec des règles claires et transparentes pour la gestion et la supervision des fonds.
  • Réduction de la dépendance : Diminuer la dépendance du système national vis-à-vis de l’aide traditionnelle des donateurs grâce à ce mécanisme de financement pérenne.
  • Préservation de la biodiversité : Sécuriser les investissements passés du Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF) dans la protection de la biodiversité unique de l’île.

Ce projet, intitulé Appui à la Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar (FAPBM), vise à garantir la pérennité financière du système national d’aires protégées de l’île.

Voici les éléments clés :

  • Objectif principal : Améliorer la durabilité du système d’aires protégées (visant 6 millions d’hectares d’ici 2012) en fournissant une source de revenus régulière et prévisible sur le long terme. Ces fonds sont destinés à couvrir une partie des coûts récurrents de gestion, tels que la surveillance et le contrôle quotidien, plutôt que les investissements initiaux.
  • Mécanisme financier : Le projet repose sur la capitalisation d’un fonds de dotation (Endowment Fund). Le Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF) contribue à hauteur de 10 millions de dollars (auxquels s’ajoute 1 million de frais d’agence) pour aider la Fondation à atteindre son objectif de 50 millions de dollars de capital d’ici 2012.
  • Gouvernance et gestion : Un volet du projet est dédié à assurer que la gouvernance de la Fondation respecte les normes internationales, avec des règles de gestion et de supervision transparentes. Le capital est géré par des gestionnaires d’investissement expérimentés (comme J.P. Morgan) pour viser un rendement annuel net de 5 à 6 %.
  • Impact attendu : Avec un capital de 50 millions de dollars, la Fondation prévoit de générer environ 3 millions de dollars par an, couvrant ainsi environ un tiers des coûts récurrents totaux du système d’aires protégées de Madagascar. Cela permet de réduire la dépendance vis-à-vis de l’aide internationale traditionnelle.
  • Partenariat : Le projet est mis en œuvre par la Banque mondiale et s’intègre dans une collaboration plus large incluant le gouvernement malgache, la KfW, l’AFD, le WWF et Conservation International.

L’initiative s’articule autour de 2 composantes majeures d’investissement :

1. Capital du Fonds de Dotation (Endowment Fund Capital)

Cette composante est le pilier central du projet et vise à assurer la pérennité financière du système national.

  • Objectif : Sécuriser 20 ans d’investissements provenant du gouvernement de Madagascar, des ONG et des donateurs pour la création et le maintien du système d’aires protégées.
  • Activités et Produits : L’activité principale est l’injection de 10 millions USD par le GEF dans le capital de la Fondation. Cela doit permettre le financement durable des coûts récurrents (comme la surveillance et le contrôle) de 2 millions d’hectares d’aires protégées d’ici 2012, sur la base d’un coût estimé à 1,5 USD par hectare et par an.

2. Gestion du Fonds de Dotation (Endowment Fund Management)

Cette composante se concentre sur l’aspect institutionnel et fiduciaire de la Fondation.

  • Objectif : Garantir que la gouvernance de la Fondation réponde aux normes internationales.
  • Activités et Produits : Mise en œuvre de règles claires et transparentes pour la gestion et la supervision des fonds. Ces activités de gestion sont financées par un co-financement indicatif de 1,2 million USD, notamment via un fonds d’amortissement (« sinking fund ») fourni par la KfW avant 2012.

Activités transversales et de préparation

En complément de ces composantes, le projet inclut plusieurs activités clés pour assurer son efficacité :

  • Finalisation des outils de gestion : Mise à jour du Manuel administratif, comptable et financier et finalisation du plan stratégique basé sur des données scientifiques.
  • Suivi et évaluation : Préparation d’un manuel d’administration des subventions (par la KfW) et d’un plan de suivi et d’évaluation rigoureux pour mesurer les progrès de la Fondation.
  • Stratégie de financement global : Réalisation d’une évaluation de toutes les sources de revenus possibles (écotourisme, crédits carbone, etc.) pour compléter les revenus de la dotation.
  • Supervision partenariale : Suivi régulier des performances de l’investissement (géré par J.P. Morgan) pour viser un rendement annuel net de 5 à 6 %.

Bénéficiaires

Les bénéficiaires du projet se répartissent entre les organismes de gestion et les sites naturels protégés :

Institutions et gestionnaires bénéficiaires

  • ANGAP (Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées) : Elle est identifiée comme le bénéficiaire principal des financements de la Fondation.
  • Nouveaux gestionnaires d’aires protégées : Le projet ouvre l’éligibilité aux financements à d’autres acteurs tels que les communautés locales, les ONG nationales et les autorités régionales.
  • La Fondation elle-même (FAPBM) : Elle bénéficie d’un appui pour que sa gouvernance atteigne les normes internationales et pour couvrir ses propres coûts de fonctionnement via un fonds d’amortissement.

Sites et zones géographiques

  • Sites ayant déjà reçu des fonds (2007) : Cinq aires protégées ont bénéficié directement du soutien du fonds de roulement : Ankarafantsika, Andringitra, Tsimanampetsotsa, Kirindy Mitea et Marojejy.
  • Sites historiquement soutenus par le GEF : Le projet vise à pérenniser les investissements dans des sites comme Ambohitantely, Lokobe, Ankarana, la Montagne d’Ambre, Analamerana, Manongarivo-Tsaratanana, la Baie de Baly Namoroka, Sahamalaza, Mangerivola, Zahamena, Andohahela, le Cap Sainte Marie, Zombitse Vohibasia, Nosy Ve et la forêt de Mikea.
  • Zones marines : Un soutien spécifique est prévu pour les aires protégées marines dans les régions de Diana, Atsimo Andrefana et Analanjirofo.

L’objectif final est de soutenir l’ensemble du système national, représentant 6 millions d’hectares de biodiversité unique à Madagascar.

Indicateurs environnementaux

Les indicateurs environnementaux et de performance du projet, tels que définis dans le cadre du Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF), se concentrent sur la superficie protégée et la viabilité financière du système de conservation à Madagascar :

Indicateurs de superficie et de portée

  • Superficie totale du système national : L’objectif ultime est de soutenir un réseau d’aires protégées couvrant 6 millions d’hectares d’ici 2012 (Vision de Durban).
  • Superficie sous financement durable : Le projet vise spécifiquement à assurer le financement durable des coûts récurrents pour 2 millions d’hectares d’aires protégées d’ici 2012.
  • Représentativité écologique : Un indicateur qualitatif est la mise en place d’un système pleinement représentatif de la biodiversité unique de l’île (incluant les 23 familles et 400 genres endémiques).

Indicateurs financiers liés à l’impact environnemental

  • Capitalisation de la Fondation : L’indicateur clé de succès pour l’activité de mobilisation des fonds est d’atteindre un capital de dotation de 50 millions de dollars en 2012.
  • Couverture des coûts de gestion : La Fondation doit être capable de générer environ 3 millions de dollars par an, ce qui permettrait de couvrir environ un tiers des coûts récurrents totaux de gestion (surveillance et contrôle) du système national.
  • Coût de gestion par hectare : Le projet se base sur une estimation d’un coût récurrent de 1,5 USD par hectare et par an pour une gestion efficace des sites.

Indicateurs de suivi et de gouvernance

  • Plan de Suivi et Évaluation (M&E) : Un plan spécifique doit être finalisé pour suivre rigoureusement les progrès techniques et financiers de la Fondation.
  • Priorisation scientifique : La sélection des sites bénéficiaires doit s’appuyer sur une politique de priorisation basée sur des données scientifiques actualisées.
  • Rendement des investissements : L’objectif financier est d’obtenir un rendement annuel net de 5 à 6 % sur le long terme pour garantir la disponibilité des fonds de conservation.

Indicateurs socio-économiques

Dimensions et implications socio-économiques clés liées à la mise en œuvre du projet :

1. Gestion par les communautés locales

L’un des changements majeurs soulignés est l’ouverture du financement à de nouveaux gestionnaires. Alors que l’ANGAP gérait historiquement le réseau, le projet prévoit que les communautés locales, les ONG nationales et les autorités régionales seront éligibles aux fonds de la Fondation pour la gestion des nouvelles aires protégées.

2. Développement de l’écotourisme

Le projet s’inscrit dans une stratégie globale de financement durable qui inclut :

  • L’établissement de concessions d’écotourisme dans certaines aires protégées sélectionnées.
  • L’utilisation des revenus de l’écotourisme comme mécanisme complémentaire pour couvrir les coûts de conservation.
  • Notez toutefois que les coûts d’investissement (comme la construction d’infrastructures touristiques) ne sont pas couverts par les revenus de la dotation, qui se concentrent sur les coûts récurrents.

3. Analyse des implications sociales

Le projet prévoit une phase d’étude approfondie sur les implications sociales de la « Vision de Durban ». Cette extension rapide du réseau (de 1,7 à 6 millions d’hectares) nécessite de clarifier l’impact sur les populations locales et de tester la capacité du pays à passer à des modes de gestion multiple (communautés, secteur privé).

4. Complémentarité avec d’autres fonds sociaux

Les sources mentionnent l’existence d’une autre fondation, Tany Meva, dont les objectifs sont complémentaires à ceux de la FAPBM. Alors que la FAPBM finance les coûts de gestion des parcs, Tany Meva se spécialise dans le financement d’activités communautaires visant à améliorer la gestion environnementale locale.

5. Emplois liés à la surveillance

Le financement des « coûts récurrents » inclut spécifiquement les activités de surveillance et de contrôle au quotidien. Bien que le nombre d’emplois ne soit pas précisé, cela implique le maintien et la création de postes de gardes et de gestionnaires au niveau des sites.

Facteurs de succès

La réussite de ce projet repose sur plusieurs piliers financiers, institutionnels et stratégiques essentiels :

  • Effet de levier et co-financement : La contribution du GEF agit comme un catalyseur, renforçant la crédibilité de la Fondation et attirant d’autres bailleurs de fonds tels que la Banque mondiale, la KfW et l’AFD. La capacité à sécuriser près de 44 millions de dollars dès le départ auprès de partenaires variés est un facteur déterminant.
  • Modèle de financement pérenne : Contrairement aux financements par projet limités dans le temps, le modèle de fonds de dotation (endowment fund) permet de générer des revenus réguliers pour couvrir les coûts récurrents de gestion à perpétuité.
  • Gestion professionnelle des investissements : Le recours à des gestionnaires de fonds expérimentés, comme J.P. Morgan, pour viser un rendement annuel net de 5 à 6 % garantit la croissance du capital tout en minimisant les risques de perte.
  • Gouvernance aux normes internationales : Le projet met l’accent sur une structure de gouvernance transparente, avec des règles de supervision claires et un Conseil d’administration composé de membres de la société civile apportant des expertises variées.
  • Alignement avec les priorités nationales : L’intégration totale du projet dans le Plan d’Action pour Madagascar (MAP) assure un engagement fort du gouvernement malgache, faisant de la conservation une priorité de développement national.
  • Priorisation scientifique : La sélection des sites bénéficiaires ne se fait pas de manière aléatoire mais repose sur une politique de priorisation basée sur des données scientifiques actualisées pour maximiser l’impact environnemental.
  • Coordination et complémentarité : Une coordination étroite entre les donateurs et la complémentarité avec d’autres fonds, comme la fondation Tany Meva, permettent d’optimiser l’utilisation des ressources sur le terrain.

Défis et adaptations

Le projet « Appui à la Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar » fait face à plusieurs défis financiers, institutionnels et stratégiques, auxquels il répond par des mesures d’adaptation spécifiques.

Défis Financiers et Adaptations

  • Volatilité des marchés : Le succès du fonds dépend d’un rendement net annuel de 5 à 6 %. Pour contrer les risques de perte de capital liés aux fluctuations boursières, la Fondation a confié la gestion de son portefeuille à J.P. Morgan Chase, avec une stratégie d’investissement à bas risque. En période de turbulence financière, la part des actions a par exemple été réduite de 40 % à 15 % pour minimiser le risque systémique.
  • Risque de substitution des fonds (Fongibilité) : Le STAP a soulevé le risque que les fonds internationaux ne remplacent simplement les budgets que le gouvernement malgache aurait normalement alloués. L’adaptation suggérée est de lier l’investissement du GEF à un programme de dépenses publiques négocié, garantissant que les ressources nationales restent stables ou augmentent.

Défis de Gouvernance et de Gestion

  • Capacité des nouveaux gestionnaires : Avec l’extension du réseau, de nouveaux acteurs (ONG locales, communautés) gèrent des sites mais peuvent manquer de capacités techniques et financières. Le projet prévoit un renforcement des capacités et une supervision étroite de la part de la Fondation pour assurer une gestion conforme aux standards.
  • Obsolescence des outils de gestion : Les manuels administratifs et financiers peuvent devenir inadaptés avec le temps. Une activité clé d’adaptation consiste à mettre à jour le manuel administratif, comptable et financier et à finaliser un plan stratégique basé sur des données scientifiques récentes.

Défis Stratégiques liés à la « Vision de Durban »

  • Transition vers une gouvernance multiple : Le passage d’un modèle unique géré par l’ANGAP à un système complexe incluant le secteur privé et les communautés pose des questions sociales et économiques. Pour s’adapter, le projet a été conçu de manière autonome afin de permettre une analyse détaillée des implications sociales et de tester la préparation du pays à ce changement de modèle.
  • Ciblage des financements : Il existe un débat sur l’opportunité de financer uniquement les anciens sites GEF ou l’ensemble du nouveau réseau. Le STAP recommande une adaptation majeure : le financement ne doit pas être lié au passé mais doit être ciblé spatialement et temporellement selon les données scientifiques et les coûts de gestion actuels.