Inclusive GEF Assembly Challenge Programme in Least Developed Countries (LDCs)

Le programme de défi de l’Assemblée inclusive du FEM vise à autonomiser 21 organisations de la société civile et communautaires à travers le monde pour catalyser des initiatives innovantes en faveur de l’environnement et de l’adaptation climatique. Ce projet finance des initiatives locales à fort impact sélectionnées lors d’un défi mondial, tout en établissant une plateforme de coordination mondiale pour le partage de connaissances et le renforcement des capacités. L’objectif central est de réduire la vulnérabilité des populations marginalisées, telles que les femmes, les jeunes et les peuples autochtones, grâce à une approche d’adaptation menée localement. À terme, le programme ambitionne de bénéficier à plus de 500 000 individus et d’améliorer la gestion durable de vastes étendues de terres.

Identité du projet

Sources de financement

Type

Année Fiscale d’Approbation

Subvention du FEM

Cofinancement

Instruments Hors Subvention

Frais d’Agence du FEM

Agence de mise en œuvre

Agences d’exécution

Partenaires d’exécution

Pays

Zones d’intervention

L’objectif principal du projet est d’autonomiser et de soutenir les organisations de la société civile (OSC) et les organisations communautaires (OBC) dans les pays les moins avancés et les pays en développement pour mettre en œuvre des initiatives innovantes à fort impact. Ces initiatives visent à produire des résultats concrets en matière d’adaptation au changement climatique et de bénéfices environnementaux de manière inclusive.

Pour atteindre cet objectif, le programme s’articule autour de plusieurs axes spécifiques :

  • Soutien financier direct : fournir des subventions allant jusqu’à 100 000 USD à 21 acteurs non étatiques sélectionnés mondialement pour catalyser leurs efforts sur le terrain ;
  • Inclusion des groupes marginalisés : garantir la participation active et le bénéfice direct pour les femmes, les jeunes, les peuples autochtones, les communautés LGBTQ2S+ et les personnes vivant avec un handicap ;
  • Coordination et partage de connaissances : créer et opérationnaliser une plateforme de coordination mondiale pour l’apprentissage entre pairs, le développement de partenariats et le renforcement des capacités ;
  • Reconnaissance et leadership : valoriser le rôle crucial des acteurs non étatiques dans le changement inclusif et positionner le FEM comme un chef de file dans la promotion de projets menés localement ;
  • Vision à long terme : contribuer à l’établissement, d’ici 2030, d’un guichet de financement spécialisé du FEM où au moins 10 % des ressources seraient dédiées à l’action de la société civile.

Le programme de défi de l’Assemblée inclusive du FEM est une initiative mondiale phare conçue pour autonomiser 21 organisations de la société civile (OSC) et organisations communautaires (OBC) sélectionnées à travers le monde. Sa mission est de catalyser des initiatives innovantes et à fort impact qui génèrent des bénéfices environnementaux mondiaux tout en renforçant l’adaptation au changement climatique de manière inclusive.

Voici un résumé des axes stratégiques du projet :

  • Soutien aux acteurs locaux : le programme s’attaque au manque de soutien et de reconnaissance des acteurs non étatiques en fournissant des subventions allant jusqu’à 100 000 USD à chacun des 21 lauréats du défi mondial pour mettre en œuvre leurs solutions sur le terrain ;
  • Inclusivité radicale : le projet place les populations les plus vulnérables au centre de son action. Il cible spécifiquement l’engagement et le bénéfice direct des femmes (50 % de participation), des jeunes (40 %), des peuples autochtones, des communautés LGBTQ2S+ et des personnes vivant avec un handicap ;
  • Plateforme de coordination mondiale : au-delà du financement, le projet crée un environnement favorable au partage de connaissances et à l’apprentissage entre pairs via une plateforme web dédiée, des webinaires et des événements thématiques mondiaux ;
  • Impacts attendus : le programme vise à bénéficier à plus de 500 000 individus et à améliorer la gestion de vastes étendues de terres (plus de 400 000 hectares pour la composante des pays les moins avancés) ;
  • Vision à long terme : ce projet sert de modèle pour l’ambition du FEM de créer, d’ici 2030, un guichet de financement spécialisé où au moins 10 % des ressources seraient dédiées aux actions menées par la société civile.

En résumé, le projet cherche à transformer des idées locales en solutions mondiales durables, en prouvant que l’adaptation menée localement est un levier essentiel pour la résilience climatique globale.

Conformément au cadre du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), le programme s’articule autour de trois composantes stratégiques visant à autonomiser les acteurs non étatiques et à générer des bénéfices environnementaux inclusifs.

Composante 1 : Concertation et coordination mondiale (PC1)

Cette composante vise à créer un environnement propice au dialogue mondial, à l’apprentissage croisé et au renforcement de la résilience inclusive. Ses principales activités incluent :

  • Organisation d’événements thématiques : au moins trois événements thématiques et six réunions virtuelles seront organisés pour favoriser le partage de connaissances et la mise en avant des initiatives ;
  • Création d’une plateforme Web : une page Web dédiée sera mise en place sous le site de l’ONUDI pour coordonner les deux projets jumeaux (PMA et pays en développement) et diffuser les enseignements tirés ;
  • Développement d’une stratégie de communication : un plan de communication stratégique sera élaboré et mis en œuvre pour accroître la visibilité des résultats ;
  • Série de webinaires sur l’inclusivité : des webinaires seront produits pour intégrer les impacts des initiatives et d’émontrer les synergies entre elles ;
  • Cadre de mesure de l’inclusivité : un cadre spécifique, conforme aux méthodologies du FEM, sera adopté pour mesurer les bénéfices liés à l’inclusivité des initiatives soutenues.

Composante 2 : Soutien et mise en œuvre d’initiatives inclusives innovantes (PC2)

Cette composante se concentre sur l’exécution concrète des projets sur le terrain et la documentation de leurs impacts. Les activités clés sont :

  • Mise en œuvre des initiatives : le programme soutient directement l’exécution des initiatives à fort impact sélectionnées lors du défi mondial (6 pour la composante PMA) ;
  • Études de cas : des études de cas détaillées seront compilées pour chaque initiative afin de documenter les succès et les leçons apprises ;
  • Renforcement des capacités : des ateliers de formation virtuelle seront organisés pour les partenaires d’exécution sur le développement de propositions commerciales, avec une cible de 50 % de participation de femmes et 40 % de jeunes.

Composante 3 : Suivi et évaluation de l’impact stratégique (PC3)

Le PC3 garantit que les projets restent sur la bonne voie pour atteindre leurs objectifs et capture les progrès réalisés. Les activités comprennent :

  • Suivi et rapports continus : un suivi régulier sera effectué selon les normes du FEM et de l’ONUDI, incluant la production de rapports de mise en œuvre (PIR) annuels ;
  • Collecte de données désagrégées : les efforts de suivi incluront la collecte de données par sexe, âge, race, ethnie et origine géographique ;
  • Examen à mi-parcours (MTR) : une évaluation complète de la performance et des risques sera menée vers le milieu du projet ;
  • Évaluation terminale de l’impact stratégique (TSIE) : une évaluation finale sera réalisée quatre mois avant la clôture pour mesurer l’impact global et la durabilité des résultats ;
  • Formation sur le système de suivi : les partenaires d’exécution recevront une formation spécifique sur les mécanismes de suivi et d’évaluation intégrant les perspectives de genre et de jeunesse.

Bénéficiaires

Le programme de défi de l’Assemblée inclusive du FEM bénéficie concrètement à 27 pays à travers le monde, où sont mises en œuvre les 21 initiatives sélectionnées. Ces pays incluent des pays en développement, des pays les moins avancés (PMA) et des petits États insulaires en développement (PEID).

Voici la liste complète des pays bénéficiaires :

  • Afrique : Afrique du Sud, Cameroun, Kenya, Madagascar, Nigéria, Ouganda, République démocratique du Congo, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, Tanzanie et Tunisie ;
  • Amériques et Caraïbes : Antigua-et-Barbuda, Belize, Bolivie, Colombie, Costa Rica, Équateur, Haïti, Mexique, Panama, Pérou, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Suriname ;
  • Asie-Pacifique : Chine, Philippines et Thaïlande.

Le programme se divise en deux projets jumeaux pour cibler ces régions :

  • Le programme pour les pays les moins avancés (PMA) : il soutient spécifiquement 6 initiatives dans des pays comme Haïti, la Sierra Leone, Madagascar, le Soudan du Sud et la Tanzanie ;
  • Le programme pour les pays en développement : il soutient 15 initiatives réparties dans le reste des pays cités, tels que la Chine, le Mexique, la Thaïlande ou encore la Bolivie.

Indicateurs environnementaux

Le projet utilise les indicateurs clés (Core Indicators) du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) pour mesurer ses impacts environnementaux et sa contribution à la résilience climatique.

Voici les principaux indicateurs environnementaux et de résilience :

1. Gestion des terres et des écosystèmes

L’indicateur environnemental le plus significatif est la superficie totale des terres gérées pour la résilience climatique, qui s’élève à 611 748 hectares pour l’ensemble du programme. Ce chiffre se décompose comme suit :

  • Composante Pays les moins avancés (PMA) : 403 345 hectares gérés pour la résilience climatique ;
  • Composante Pays en développement : 208 403 hectares.

Certaines initiatives locales ont des cibles spécifiques, telles que :

  • Haïti : soutien à la gouvernance de 2 738 km² d’aires marines protégées et amélioration de la gestion de 1 000 hectares de mangroves ;
  • Madagascar : gestion de 20 000 hectares de terres pour la résilience climatique.

2. Biodiversité et lutte contre la dégradation des terres

Le projet est classé avec des marqueurs de Rio spécifiques indiquant son impact environnemental :

  • Adaptation au changement climatique : objectif principal (Score 2) ;
  • Biodiversité : objectif significatif (Score 1). Le projet contribue directement à 12 cibles du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal ;
  • Dégradation des terres : objectif significatif (Score 1). Le projet met en œuvre des stratégies de gestion durable des terres, incluant le reboisement et des approches communautaires pour préserver la fertilité des sols et lutter contre la déforestation.

3. Indicateurs de résilience et de capacité

Bien que sociaux, ces indicateurs mesurent la capacité d’adaptation environnementale :

  • Nombre total de bénéficiaires : au moins 522 178 personnes bénéficiant d’une vulnérabilité réduite grâce à l’adaptation menée localement ;
  • Renforcement institutionnel : création ou renforcement de 80 cadres, plans ou institutions (dont 26 dans les PMA) pour renforcer l’adaptation au climat ;
  • Formation : au moins 7 366 personnes formées ou sensibilisées aux enjeux climatiques dans les PMA.

Enfin, il est important de noter que les indicateurs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) ont été retirés du document final car ils ne constituent pas l’objectif principal du projet et ne font pas partie de ses indicateurs clés.

Indicateurs socio-économiques

Le projet utilise plusieurs indicateurs socio-économiques clés, principalement centrés sur l’inclusivité, le renforcement des capacités et le nombre de bénéficiaires directs, conformément aux indicateurs de base du FEM.

Voici les principaux indicateurs socio-économiques identifiés :

1. Bénéficiaires directs

Le programme vise à atteindre un total de 522 178 bénéficiaires directs. Ces données sont systématiquement désagrégées pour garantir l’inclusion des groupes marginalisés :

  • Femmes : 303 369 personnes (cible de participation d’au moins 50 %) ;
  • Jeunes : 229 508 personnes (cible de participation d’au moins 40 %) ;
  • Peuples Autochtones (IP) : 88 716 personnes ;
  • Personnes vivant avec un handicap : au moins 70 personnes sont spécifiquement ciblées ;
  • Personnes âgées : le projet suit également le nombre de bénéficiaires de plus de 60 ans.

2. Formation et renforcement des capacités

Un indicateur majeur est le nombre de personnes formées ou sensibilisées, avec une cible totale de 14 168 personnes.

  • Parmi elles, on compte 7 371 femmes, 6 801 jeunes et 5 975 membres de peuples autochtones ;
  • Les formations incluent le développement de propositions commerciales et l’utilisation de cadres de mesure de l’inclusivité.

3. Engagement économique et secteur privé

  • Secteur privé : le projet mesure le nombre d’entreprises du secteur privé engagées dans des actions d’adaptation au climat (cible de 1 pour la composante PMA) ;
  • Revenus : le cadre du projet inclut un indicator sur l’augmentation des revenus ou la prévention de leur baisse (bien que la cible globale chiffrée soit notée à 0 dans certains tableaux financiers, l’impact économique doit être documenté dans les études de cas) ;
  • Moyens de subsistance : le nombre de bénéficiaires directs ayant des moyens de subsistance diversifiés et renforcés est suivi.

4. Cadre de mesure de l’inclusivité

Le projet prévoit le développement et l’adoption d’un cadre spécifique pour mesurer les bénéfices de l’inclusivité des initiatives soutenues. Ce cadre permettra d’évaluer les impacts sociaux et économiques profonds au-delà des simples chiffres de participation, en incluant des témoignages d’hommes, de femmes et de jeunes autochtones sur l’impact des initiatives au sein de leurs communautés.

Défis et adaptations

Le projet est structuré pour surmonter quatre obstacles fondamentaux tout en gérant les risques opérationnels par une approche proactive de gestion adaptative.

1. Les 4 défis (barrières) structurels majeurs

Le programme a été conçu pour briser des barrières spécifiques qui freinent l’impact des actions menées par la société civile :

  • Insuffisance de soutien : le manque de financement direct et d’assistance technique pour les initiatives locales promouvant la durabilité et l’inclusion ;
  • Manque de reconnaissance : le rôle crucial des OSC et OBC dans l’adaptation au changement climatique n’est pas suffisamment valorisé par les instances mondiales ;
  • Déficit de coordination : l’absence de plateforme mondiale pour le partage de connaissances et l’apprentissage entre pairs au niveau local ;
  • Absence de mesure de l’inclusivité : le manque de cadres méthodologiques pour évaluer et prouver les bénéfices sociaux et inclusifs des projets environnementaux.

2. Risques identifiés et mesures d’atténuation

Le projet identifie plusieurs risques opérationnels, principalement classés comme « faibles », et propose des adaptations pour les gérer :

  • Risques climatiques : les catastrophes naturelles pourraient perturber les activités ou les événements physiques. L’adaptation repose sur le soutien à des initiatives qui renforcent directement la résilience des communautés face à ces événements ;
  • Impacts environnementaux et sociaux : pour limiter l’empreinte carbone des déplacements, les événements physiques seront organisés en parallèle de grands sommets mondiaux existants (comme les COPs ou l’Assemblée du FEM) ;
  • Engagement des parties prenantes : pour pallier un éventuel faible engagement, le projet s’appuie sur des partenaires d’exécution (PEP) ayant déjà un historique solide avec les communautés ciblées ;
  • Instabilité politique : l’ONUDI et les partenaires surveillent la situation politique de chaque pays pour adapter la mise en œuvre des activités en fonction des contextes locaux.

3. Adaptations et Gestion Adaptative

Le projet applique les principes de la gestion adaptative, ce qui permet aux initiatives en phase de démarrage d’évaluer et d’ajuster leurs approches en continu selon les résultats obtenus sur le terrain.

De plus, des adaptations stratégiques ont été effectuées durant la phase de conception suite aux recommandations du Secrétariat du FEM :

  • Élargissement de l’objectif : l’objectif initial a été reformulé pour inclure explicitement les bénéfices environnementaux globaux (biodiversité, gestion des terres) en plus de l’adaptation climatique ;
  • Flexibilité thématique : la terminologie a été ajustée pour reconnaître que certaines initiatives ne sont pas exclusivement centrées sur l’adaptation au climat mais touchent à d’autres aspects environnementaux essentiels.