Le PEI a été conçu comme le premier segment d’un programme ambitieux de 15 ans. Son but principal était d’inverser le cycle de dégradation des ressources naturelles en instaurant une gestion professionnelle et pérenne de l’environnement.
ID
76|P001556
Statut
Clôturé (complété)
Domaine focal
Biodiversité
Période
GEF – 1
Sources de financement
Fonds Fiduciaire du FEM
Type
Projet de Grande Taille
Année Fiscale d’Approbation
2000
Subvention du FEM
$85 000 000,00
Cofinancement
Instruments Hors Subvention
Non
Frais d’Agence du FEM
Agence de mise en œuvre
The World Bank, United Nations Development Programme, et United Nations Environment Programme
Agences d’exécution
Partenaires d’exécution
KFW, USAID, WWF
Pays
Madagascar
Zones d’intervention
Regio : SAVA, Sofia, Alaotra Mangoro, Anosy, Haute Matsiatra
Établir des bases institutionnelles (comme la création de l’Office National de l’Environnement – ONE) et lancer des actions urgentes de conservation : améliorer la gestion des aires protégées, réduire la déforestation et promouvoir l’écotourisme, afin de ralentir la dégradation environnementale.
Le GEF ait été un partenaire clé dès 1991, les premiers projets du « Core Fund » n’avaient pas toujours le même format d’ID que les projets actuels (qui ont des numéros à 4 ou 5 chiffres). Dans les bases de données du GEF, il est souvent répertorié sous :
GEF Project ID : 76 (ou parfois associé au projet global « Environment Program Phase I »).
Titre officiel GEF : Madagascar: Environment Program
Le Programme Environnemental 1 (PE1) 1991-1995 a été lancé à Madagascar dans le cadre d’un plan quinquennal inscrit sur 15 ans, souvent lié au Plan d’Action Environnemental (PAE) de Madagascar, et axé sur le développement durable ainsi que la gestion des ressources naturelles. Il a marqué le début de la mise en œuvre du PAE.
Il s’agit d’une initiative nationale ambitieuse, soutenue par des financements internationaux, notamment le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM/GEF), créé en 1991 — coïncidant avec le lancement du PE1 — pour aider les pays en développement à protéger l’environnement, avec des fonds provenant en particulier de la Banque Mondiale et du PNUD.
Le FEM a fourni des dons et des cofinancements pour ces programmes environnementaux, et ce premier volet financier (FEM1) a permis de démarrer les actions prioritaires du PE1. En résumé, le PE1 a été le premier programme opérationnel de la stratégie environnementale malgache, largement financé par les premiers apports du FEM, et a contribué à établir les fondations de la gestion environnementale dans le pays.
Approbation : 17 avril 1990
Mise en vigueur : 6 février 1991
Clôture : 30 juin 1996 (prolongée jusqu’en décembre 1996 pour certaines composantes).
Montant total du programme : Environ 85 millions USD (dont une partie financée par le GEF et l’IDA).
Populations locales et communautés, ONG et structures privés, Services de l’Etat et collectivités territoriales, Institutions de recherche, les écosystèmes naturels
Gestion de la biodiversité(nombre et superficie des Aires Protégées créées et gérées), Protection des forêts (taux de déforestation et de dégradation primaire), Gestion des ressources(mise en place de Plans de Gestion des Ressources Naturelles(PGRN), Conservation des sols(réduction des taux d’érosion, mise en place des techniques anti-érosives sur les collines)
Approche communautaire(nombre de communautés locales-VOI formées et impliquées dans la gestion forestière, Amélioration des revenus(développement de filières alternatives tels que l’écotourisme, produits forestiers non ligneux, augmentation des revenus ruraux et valorisation des filières bois-energie-produits,Renforcement institutionnel(mise en place d’outils de planification environnementale au niveau des communes, création de la CNRE ou Centre National de Recherche Environnemental).
Institutionnalisation (création de l’ONE ou Office National de l’Environnement et d’une politique forestière en 1997), Approche transversale(début d’intégration des préoccupations environnementales dans les politiques sectorielles, Engagement des bailleurs de fond pour une meilleure gestion au niveau national et local, Élaboration d’outils(mise en place d’une première évaluation environnementale et de système de gestion, bien que les moyens fussent limités)
Dégradation rapide des ressources(taux élevé de déforestation et de perte de biodiversité), Pauvreté rurale(nécessité d’améliorer les conditions de vie des populations locales, souvent dépendantes de ressources naturelles menacées), Faiblesse institutionnelle (absence initiale de structures dédiées à la gestion environnementale à grande échelle.
Adaptations et actions clés
Protection et gestion(création et structuration des AP et du patrimoine naturel), Décentralisation(débuts de la responsabilisation des communautés locales dans la gestion des ressources, Approche intégrée (tentative de concilier la conservation avec le développent local, notamment via des recherches sur les écosystèmes et la formation)
Institutionnalisation(création de l’ONE en 1990 pour structurer la politique environnementale), Approche décentralisée (Implication des communautés locales dans la gestion des ressources naturelles-approche participative), Outils de gestion(mise en place des Études d’impacts Environnemental-ÉIE pour les projets de développement, Cartographie(développement de la cartologie écologique pour le suivi du patrimoine)