Mise à l’échelle de l’adaptation fondée sur les écosystèmes pour les zones côtières de Madagascar

Face à l’érosion côtière, à l’intensification des cyclones et à la dégradation accélérée des mangroves, Madagascar agit. Le projet « Mise à l’échelle de l’adaptation fondée sur les écosystèmes pour les zones côtières de Madagascar » transforme les écosystèmes naturels en véritables infrastructures de résilience climatique.

Identité du projet

Sources de financement

Type

Année Fiscale d’Approbation

Subvention du FEM

Cofinancement

Instruments Hors Subvention

Frais d’Agence du FEM

Agence de mise en œuvre

Agences d’exécution

Partenaires d’exécution

Pays

Zones d’intervention

En restaurent les mangroves, en réhabilitant les bassins versants et en renforçant les moyens de subsistance durables des communautés littorales, le projet crée une triple valeur :

moyens de subsistance durables des communautés littorales, le projet crée une triple valeur :

  • 🌱 Protection des écosystèmes côtiers ;
  • 🌊 Réduction des risques climatiques ;
  • 👥 Résilience économique et sociale des communautés.

Ce projet ne se limite pas à préserver la nature, il positionne les solutions fondées sur la nature comme levier stratégique national d’adaptation climatique, avec un potentiel de réplication à grande échelle.

Écosystèmes ciblés

À l’intérieur de ces zones, les interventions physiques visent des sites spécifiques pour la restauration et la protection, notamment :

  • 3 000 ha de mangroves et de forêts côtières ;
  • 2 000 ha de bassins versants dégradés en amont des zones côtières ;
  • 100 ha de végétation côtière (particulièrement pour stabiliser les plages contre l’érosion dans l’Atsimo Atsinanana) ;
  • 8 zones marines gérées localement (LMMA) dites « orphelines » (sans soutien actif) qui seront réactivées ou renforcées.

L’objectif principal du projet « Upscaling Ecosystem-based Adaptation for Madagascar’s Coastal Zones » est de renforcer la résilience des moyens de subsistance locaux et des écosystèmes face aux effets néfastes du changement climatique dans les zones côtières de Madagascar.

Cet objectif se décline selon plusieurs axes stratégiques :

  • Priorité à l’équité de genre : le projet met un accent particulier sur l’équité entre les hommes et les femmes dans toutes ses interventions ;
  • Passage à grande échelle de l’AbE : la solution privilégiée consiste à réduire la vulnérabilité par le déploiement à grande échelle des approches d’Adaptation basée sur les écosystèmes (AbE) ;
  • Protection des écosystèmes et des populations : le projet vise à améliorer l’état des écosystèmes côtiers critiques (mangroves, récifs coralliens, forêts côtières) pour qu’ils continuent de fournir des services de protection contre les tempêtes, l’érosion et les inondations ;
  • Renforcement des capacités et de la gouvernance : il s’agit de renforcer les structures institutionnelles et communautaires, ainsi que les cadres de planification (nationaux, régionaux et locaux), pour assurer une gestion durable et autonome des ressources naturelles ;
  • Diversification des revenus : le projet soutient le développement de moyens de subsistance durables et résilients liés à l’économie verte et bleue (comme l’apiculture, la pêche durable ou l’écotourisme) afin de réduire la dépendance vis-à-vis de l’exploitation destructrice des ressources.

En résumé, l’ambition finale est que les régions ciblées disposent d’une approche globale, institutionnellement et financièrement durable, pour faire face aux risques climatiques actuels et futurs.

Un projet environnemental ambitieux visant à renforcer la résilience climatique des communautés côtières dans quatre régions de Madagascar. Financée principalement par le Fonds pour les pays les moins avancés, l’initiative privilégie l’adaptation basée sur les écosystèmes pour protéger les mangroves et les récifs coralliens contre les catastrophes naturelles. Le programme s’articule autour de la création de coopératives durables et de l’amélioration des chaînes de valeur, en mettant un accent particulier sur l’autonomisation des femmes et des jeunes. En intégrant la gestion des ressources naturelles dans la planification locale, le projet cherche à contrer la pauvreté extrême et l’exploitation illégale des ressources. Une structure de financement durable et une coordination multisectorielle garantissent la viabilité à long terme de ces interventions écologiques. Enfin, cette stratégie globale s’inscrit dans une volonté de reprise économique verte suite aux impacts socio-économiques de la pandémie de COVID-19.

Composante 1 : Gouvernance et planification résilientes au climat dans les zones côtières

Cette composante vise à créer un environnement institutionnel et politique favorable à l’intégration de l’Adaptation basée sur les écosystèmes (AbE) :

  • Résultat 1.1 : Renforcement de la capacité institutionnelle pour la coordination de l’adaptation :
    • Produit 1.1.1 : Institutionnalisation et planification de 3 Comités Régionaux GIZC/Plateformes :
      • Évaluer les besoins et capacités de coordination (Activité 1.1.1.1) ;
      • Organiser des ateliers pour définir le cadre légal, les statuts et les rôles des comités (Activité 1.1.1.2) ;
      • Développer des plans d’action régionaux et des stratégies de financement durable (Activité 1.1.1.3).
    • Produit 1.1.2 : Programme de formation pour les plateformes régionales et le MEDD-BNCC-REDD+ :
      • Série d’ateliers sur l’évaluation des risques, la planification stratégique et la budgétisation de l’AbE (Activité 1.1.2.1) ;
      • Participation à des événements d’échange internationaux (Activité 1.1.2.2).
  • Résultat 1.2 : Intégration de l’adaptation dans les processus de planification régionale et locale :
    • Produit 1.2.1 : Révision du Plan Régional de Développement (PRD) d’Atsimo Atsinanana :
      • Évaluation participative de la vulnérabilité climatique et mise à jour du PRD (Activité 1.2.1.1) ;
    • Produit 1.2.2 : Guide pour l’élaboration participative des SAC et PCD :
      • Développer des directives nationales pour intégrer l’AbE dans les Schémas d’Aménagement Communaux (SAC) et Plans Communaux de Développement (PCD) (Activités 1.2.2.1 à 1.2.2.4).
    • Produit 1.2.3 : Révision de 20 SAC et 20 PCD pour y intégrer l’AbE :
      • Cartographie participative des ressources, évaluation des risques locaux et validation des plans d’investissement communaux (Activités 1.2.3.1 à 1.2.3.6).

Composante 2 : Adaptation basée sur les écosystèmes en réponse aux risques climatiques

Cette composante met en œuvre des actions physiques de restauration et de gestion durable des ressources :

  • Résultat 2.1 : Capacité communautaire renforcée pour la gestion locale des ressources naturelles :
    • Produit 2.1.1 : Soutien à 8 Aires Marines Gérées Localement (LMMA) orphelines :
      • Sélection des sites et analyse des besoins (Activité 2.1.1.1) ;
      • Accompagnement pour l’élaboration de plans de gestion, de surveillance communautaire et de financement durable (Activités 2.1.1.2 à 2.1.1.5).
  • Résultat 2.2 : Protection et réhabilitation environnementale pour les bénéfices d’adaptation :
    • Produit 2.2.1 : Restauration de 3 000 ha de mangroves et forêts côtières :
      • Mise en place de pépinières, régénération naturelle assistée et travaux de restauration (Activités 2.2.1.1 à 2.2.1.5).
    • Produit 2.2.2 : Réhabilitation de 2 000 ha de bassins versants dégradés :
      • Identification des zones d’érosion, installation de barrières sédimentaires naturelles et reboisement avec des espèces résilientes (Activités 2.2.2.1 à 2.2.2.8).
    • Produit 2.2.3 : Restauration de 100 ha de végétation côtière (Atsimo Atsinanana) :
      • Stabilisation des plages par des espèces indigènes pour lutter contre l’érosion (Activités 2.2.3.1 à 2.2.3.3).

Composante 3 : Approche d’économie bleue et verte pour des moyens de subsistance résilients

Elle vise à diversifier les revenus par le développement de chaînes de valeur basées sur les écosystèmes :

  • Résultat 3.1 : Diversification des activités génératrices de revenus :
    • Produit 3.1.1 : Création de 4 incubateurs d’entreprises régionaux :
      • Études de marché, développement des plateformes de support et deux cycles annuels d’incubation pour les entreprises sociales (Activités 3.1.1.1 à 3.1.1.5).
    • Produit 3.1.2 : Appui technique et équipement pour 1 200 individus :
      • Élaboration de fiches technico-économiques et assistance commerciale pour 20 entreprises incubées (Activités 3.1.2.1 à 3.1.2.3).
    • Produit 3.1.3 : Plateforme de financement et d’investissement durable :
      • Ingénierie financière, mise en relation avec des investisseurs et octroi de subventions de démarrage (seed grants) à 20 associations de producteurs (Activités 3.1.3.1 à 3.1.3.3).

Composante 4 : Sensibilisation et gestion des connaissances pour le passage à l’échelle

Cette composante assure la durabilité du projet par le changement de comportement et le partage d’expériences.

  • Résultat 4.1 : Sensibilisation et connaissances accrues sur l’AbE :
    • Produit 4.1.1 : Stratégie de communication et campagnes de sensibilisation :
      • Développement de la stratégie et deux campagnes annuelles par région pour informer les communautés (Activités 4.1.1.1 et 4.1.1.2).
    • Produit 4.1.2 : Stratégie de passage à l’échelle et mécanisme de partage des connaissances :
      • Élaboration de la stratégie d’upscaling, événements bisannuels d’échange entre les comités régionaux et réunions de coordination nationale (Activités 4.1.2.1 à 4.1.2.3).

Bénéficiaires

1. Bénéficiaires directs et indirects (Chiffres globaux)

  • Bénéficiaires directs : le projet prévoit d’atteindre entre 93 540 et 95 940 personnes, réparties équitablement entre les hommes et les femmes (50 % de femmes) ;
  • Bénéficiaires indirects : on estime que 241 256 à 300 000 individus supplémentaires bénéficieront indirectement des interventions du projet.

2. Communautés locales et groupes vulnérables

Le projet cible principalement les populations les plus vulnérables des zones côtières dans 20 communes sélectionnées :

  • Petits pêcheurs : individus dépendant des ressources marines, notamment au sein des 8 zones marines gérées localement (LMMA) soutenues par le projet ;
  • Agriculteurs et propriétaires fonciers : acteurs impliqués dans la gestion des bassins versants et des paysages ruraux ;
  • Femmes et jeunes : une attention particulière est accordée à l’équité de genre. Le projet vise à réduire la « pauvreté temporelle » des femmes et à favoriser leur autonomisation économique ;
  • Associations de producteurs et coopératives : les membres des organisations de base, telles que les Vondron’Olona Ifotony (VOI), recevront un appui technique et financier ;
  • Migrants climatiques : le projet explore des solutions pour intégrer les populations déplacées par les chocs climatiques, afin de réduire les conflits liés à l’accès aux ressources.

3. Acteurs économiques et entrepreneurs

  • Entrepreneurs locaux : 1 200 individus bénéficieront de services d’incubation pour développer des entreprises sociales basées sur les écosystèmes (économie bleue et verte) ;
  • Secteur privé : les entreprises impliquées dans les chaînes de valeur durables (ex: collecte de crabes, algues, miel, écotourisme) bénéficieront d’un environnement commercial plus résilient et de partenariats renforcés.

4. Institutions et autorités (Renforcement de capacités)

Le projet renforce les structures de gouvernance à plusieurs niveaux :

  • Institutions nationales : le Bureau National des Changements Climatiques, du Carbone et de la REDD+ (BNCC-REDD+) bénéficie de formations pour la coordination nationale de l’adaptation ;
  • Comités Régionaux GIZC/Plateformes : les structures de coordination de la Gestion Intégrée des Zones Côtières dans les quatre régions cibles (Boeny, Menabe, Diana et Atsimo-Atsinanana) ;
  • Autorités locales et municipales : le personnel des 20 communes cibles recevra un appui pour l’élaboration de plans de développement intégrant l’adaptation (SAC et PCD).

5. Détail des personnes formées et sensibilisées

  • Personnes formées : environ 1 085 personnes recevront des formations spécifiques sur les impacts climatiques et l’adaptation, dont 1 000 membres de communautés/associations et 85 agents des ministères ;
  • Personnes sensibilisées : au moins 2 000 personnes seront directement touchées par des campagnes de sensibilisation.

Indicateurs environnementaux

(Bénéfices pour les écosystèmes)

Ces indicateurs mesurent l’amélioration de la résilience et de l’état des écosystèmes côtiers :

  • Superficie totale de terres gérées pour la résilience climatique : l’objectif global est de 5 100 hectares. Ce chiffre se décompose comme suit :
    • 3 000 ha de mangroves et de forêts côtières restaurés via des approches communautaires ;
    • 2 000 ha de bassins versants dégradés ou déboisés réhabilités en amont des zones côtières ;
    • 100 ha de végétation côtière restaurés pour stabiliser les plages (spécifiquement dans l’Atsimo Atsinanana).
  • Renforcement de la gestion des zones marines :
    • 8 Aires Marines Gérées Localement (LMMA) dites « orphelines » réactivées et mises à niveau pour accroître la résilience des écosystèmes marins.
  • Indicateurs de biodiversité et de protection physique :
    • réduction de l’érosion des sols et de la sédimentation vers les récifs coralliens et les herbiers marins ;
    • utilisation du « dina » (règlement communautaire traditionnel) pour assurer le respect des lois environnementales locales.

Indicateurs socio-économiques

(Impacts sur les populations)

Ces indicateurs mesurent l’amélioration des conditions de vie, des revenus et des capacités des communautés :

  • Bénéficiaires directs : un total de 95 940 personnes, dont 50 % de femmes (soit 47 970 femmes), bénéficiant d’actifs physiques et naturels plus résilients ;
  • Diversification et augmentation des revenus :
    • 400 personnes (dont 200 femmes) signalant une augmentation de revenus d’au moins 10 % grâce aux activités des chaînes de valeur ciblées ;
    • 1 000 personnes (dont 500 femmes) effectuant une transition vers des activités génératrices de revenus durables et résilientes basées sur les écosystèmes ;
    • 1 200 entrepreneurs (dont 600 femmes) recevant un soutien technique, de l’équipement ou des services d’incubation.
  • Sécurité et accès aux ressources :
    • 5 000 bénéficiaires directs signalant se sentir plus en sécurité quant à leur accès et leur utilisation des ressources marines et côtières grâce à une gestion locale inclusive.
  • Renforcement des capacités et formation :
    • 1 085 personnes formées sur les impacts climatiques et les réponses d’adaptation appropriées (incluant 85 agents des ministères et 1 000 membres de communautés/associations) ;
    • 2 000 personnes sensibilisées aux enjeux du changement climatique.
  • Entrepreneuriat et finance :
    • 20 entreprises sociales basées sur les écosystèmes légalement établies et opérationnelles (sur un objectif initial de 100 coopératives dans la phase PIF) ;
    • 20 associations de producteurs recevant des subventions de démarrage (seed grants) pour alimenter des fonds de roulement de micro-prêts.
  • Score de capacité institutionnelle : augmentation d’au moins 2 points (sur une échelle de 1 à 4) de la capacité des institutions cibles (Comités GIZC, BNCC-REDD+) à coordonner l’adaptation.

Facteurs de succès

Plusieurs éléments clés ont été identifiés comme étant déterminants pour la réussite des interventions :

  • Engagement des parties prenantes et leadership local : la consultation active des communautés et l’implication des chefs de file locaux sont jugées essentielles pour susciter l’appropriation du projet ;
  • Intégration dans la planification officielle : le projet ne se contente pas d’actions pilotes ; il vise l’institutionnalisation en intégrant l’AbE dans les documents stratégiques légaux comme les Schémas d’Aménagement Communaux (SAC) et les Plans Communaux de Développement (PCD) ;
  • Approche axée sur le genre : l’autonomisation économique des femmes et leur inclusion dans la prise de décision sont considérées comme un moteur de résilience communautaire ;
  • Capitalisation des acquis : le projet s’appuie sur les leçons apprises des phases précédentes (comme le projet PACZ1) et d’autres initiatives réussies (GIZ, WWF) pour ne pas reproduire les erreurs passées ;
  • Modèles économiques viables : l’utilisation d’incubateurs d’entreprises sociales permet de lier la conservation des écosystèmes à des revenus concrets et durables pour les populations.

Défis et adaptations

Défis majeurs

Le projet doit faire face à des obstacles structurels et environnementaux importants :

  • Pauvreté extrême et pressions démographiques : la dépendance vitale des populations envers les ressources naturelles (charbon de bois, pêche de subsistance) pousse souvent à une exploitation non durable malgré les risques climatiques ;
  • Risques climatiques immédiats : les cyclones tropicaux, l’érosion côtière rapide et les inondations peuvent physiquement détruire les investissements du projet (pépinières, infrastructures) avant qu’ils ne soient consolidés ;
  • Instabilité institutionnelle : le renouvellement fréquent du personnel gouvernemental et la suspension de certaines instances nationales (comme le Comité National GIZC) menacent la mémoire institutionnelle et la coordination ;
  • Acceptation des interventions : il existe un risque que les communautés locales n’adoptent pas les mesures d’adaptation si celles-ci entrent en conflit avec leurs besoins immédiats ou les structures sociales existantes ;
  • Enjeux fonciers : les conflits liés à la propriété des terres, exacerbés par les migrations climatiques, peuvent bloquer les efforts de restauration forestière.

Adaptations et mesures d’atténuation

Pour surmonter ces défis, le projet a déjà intégré plusieurs adaptations dans sa conception :

  • Réorientation stratégique : lors de la phase de préparation, le projet a modifié ses régions d’intervention pour mieux s’aligner sur le Plan National d’Adaptation (PNA) et a choisi de réactiver des zones marines (LMMA) « orphelines » plutôt que d’en créer de nouvelles sans soutien garanti ;
  • Mécanismes de financement innovants : pour réduire la dépendance aux aides extérieures, le projet explore des solutions comme les frais d’accès touristiques, les partenariats public-privé et des fonds de roulement pour les micro-prêts ;
  • Utilisation du droit coutumier : le projet intègre le « dina » (règlement communautaire traditionnel) pour assurer le respect des règles de gestion des ressources naturelles par une légitimité locale forte ;
  • « Climate-proofing » (Adaptation physique) : les infrastructures et les activités de restauration sont conçues pour être résilientes aux tempêtes, par exemple en choisissant des espèces végétales stabilisatrices et des normes de construction renforcées ;
  • Plan de contingence COVID-19 et sécurité : des protocoles de travail à distance et des plans de sécurité spécifiques pour les zones isolées ont été élaborés pour maintenir la continuité des activités en cas de crise.

Innovation et bonnes pratiques

Le projet introduit plusieurs concepts novateurs pour le contexte Malagasy :

  • Réconciliation du « légal et du légitime » par le Dina : l’une des innovations phares est l’intégration des règles coutumières traditionnelles (Dina) dans le cadre légal de la gestion des ressources naturelles (GELOSE). Cela permet d’assurer que les communautés locales respectent les lois environnementales parce qu’elles sont perçues comme légitimes et ancrées dans la culture locale ;
  • Incubateurs d’entreprises bleues et vertes : contrairement aux projets classiques de subsistance, celui-ci crée quatre incubateurs régionaux dédiés à l’entrepreneuriat social basé sur les écosystèmes. L’innovation réside dans l’accompagnement commercial complet (études de marché, plans d’affaires) pour transformer la conservation en revenus pro.