L’objectif environnemental mondial du projet Western Indian Ocean Marine Highway Development and Coastal and Marine Contamination Prevention Project est de contribuer à la protection des environnements côtiers et marins de la région, ainsi que de leur riche biodiversité, contre les dommages causés par les déversements accidentels et les rejets illicites des navires, ainsi que par l’exploitation illégale des ressources marines et côtières
ID
2098
Statut
Terminé et Clôturé (complété)
Domaine focal
Biodiversité et Eaux Internationales
Période
GEF – 3
Sources de financement
Fonds Fiduciaire du FEM
Type
Projet de Grande Taille
Année Fiscale d’Approbation
2007
Subvention du FEM
$11 000 000,00
Cofinancement
$15 000 000,00
Instruments Hors Subvention
Non
Frais d’Agence du FEM
$1 053 000,00
Agence de mise en œuvre
The World Bank
Agences d’exécution
Banque Mondiale
Partenaires d’exécution
COI (Commission de l’Océan Indien), l’Organisation Maritime Internationale (OMI), Gouvernements bénéficiaires
Pays
Madagascar, Comores, Kenya, Maurice, Mozambique, les Seychelles, l’Afrique du Sud et la Tanzanie
Zones d’intervention
Régionale
Le but n’était pas de construire une « route » physique, mais de créer un système de gestion numérique et réglementaire pour sécuriser la navigation.
Sécurité de la navigation : Réduire les risques de collisions et d’échouements de navires (notamment les pétroliers) dans le canal du Mozambique.
Protection environnementale : Prévenir les déversements d’hydrocarbures et renforcer la capacité de réponse en cas de catastrophe.
Surveillance : Mettre en place un système d’identification automatique (AIS) pour suivre le trafic maritime en temps réel.
Cartographie : Modernisation des cartes hydrographiques pour identifier les zones de navigation à haut risque.
Plan de contingence : Création de protocoles régionaux pour que les pays voisins puissent collaborer rapidement si une marée noire survient.
Régulation : Soutien à la ratification des conventions internationales de l’Organisation Maritime Internationale (OMI).
Ce projet s’inscrit dans un effort régional plus large de protection du milieu marin. Il est distinct des projets d’infrastructures routières terrestres, tout en s’attaquant spécifiquement aux risques de contamination liés au transport maritime.
Le Western Indian Ocean Marine Highway Development and Coastal and Marine Contamination Prevention Project, financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et mis en œuvre par la Banque mondiale, est un projet régional auquel Madagascar a participé en tant que pays bénéficiaire. Il visait à accroître la sécurité de la navigation et à prévenir la pollution marine le long du corridor de l’océan Indien occidental.
Outre Madagascar, le projet impliquait les Comores, le Kenya, Maurice, le Mozambique, les Seychelles, l’Afrique du Sud et la Tanzanie. Approuvé en mai 2007 et clôturé à la fin de l’année 2012, il avait pour objectif principal de renforcer la sécurité de la navigation et de prévenir la pollution marine, en particulier les pollutions par hydrocarbures, dans le sud-ouest de l’océan Indien.
Le projet reposait sur un dispositif de cofinancements et de subventions, notamment à travers la Commission de l’Océan Indien (COI), pour l’acquisition d’équipements dédiés à la lutte contre les marées noires. À ce titre, des kits d’équipements de lutte contre la pollution ont été fournis aux pays participants, dont Madagascar, sous forme de subventions en nature, contribuant ainsi au renforcement des capacités nationales et locales de prévention et de réponse aux pollutions marines.
Composante A : Développement d’une « autoroute maritime » régionale
Établissement de cartes électroniques de navigation (ENC).
Amélioration de la signalisation maritime.
Mise en place de systèmes de gestion du trafic des navires (VTS) afin de prévenir les accidents et de protéger les zones sensibles.
Composante B : Renforcement des capacités de prévention de la contamination
Cartographie des zones sensibles sur le plan environnemental.
Mise en œuvre des conventions internationales pertinentes.
Gestion des risques et élaboration de plans de contingence pour les zones côtières.
Composante C : Renforcement de la capacité régionale de réponse aux déversements d’hydrocarbures
Élaboration de plans d’urgence nationaux et régionaux.
Création d’un centre régional de coordination pour la lutte contre la pollution marine.
Composante D : Coordination du projet et suivi de la pêche
Gestion globale des activités du projet.
Suivi de l’application des réglementations.
Surveillance et protection des ressources côtières.
Ministères chargés des transports maritimes et de l’environnement : Renforcement des cadres législatifs et appui à la ratification des conventions internationales sur la sécurité maritime.
Autorités portuaires et maritimes : Bénéficiaires de formations spécialisées et d’équipements, notamment de kits de lutte contre les marées noires, fournis et coordonnés via la Commission de l’Océan Indien (COI).
Services de surveillance et contrôle : Renforcement des capacités de contrôle aux ports pour identifier les navires polluants ou pratiquant la pêche illégale.
Communautés côtières : Protection de leurs moyens de subsistance grâce à la prévention des catastrophes écologiques, notamment les marées noires, qui menacent les ressources halieutiques.
Secteur de la pêche : Amélioration de la gestion durable des ressources marines par une surveillance régionale renforcée.
Écosystèmes marins : Protection de la biodiversité, incluant les récifs coralliens et les mangroves, grâce à la création de couloirs de navigation sécurisés éloignant les navires des zones sensibles.
Protection de la biodiversité marine : Création d’une « autoroute maritime » expérimentale visant à guider les navires loin des zones écologiquement sensibles, telles que les récifs coralliens et les aires protégées.
Prévention de la pollution : Réduction des risques de marées noires et de rejets illégaux par les navires grâce à l’acquisition et l’utilisation de kits d’équipements de lutte contre la pollution, fournis par la Commission de l’Océan Indien (COI).
Cartographie de la sensibilité environnementale : Élaboration de cartes identifiant les zones côtières prioritaires à protéger en cas d’accident maritime.
Surveillance de la qualité de l’eau : Suivi de la contamination marine et côtière, en particulier dans les zones à fort trafic maritime.
Sécurité et efficacité de la navigation : Amélioration des cartes nautiques et mise en place de systèmes de gestion du trafic maritime (VTS) pour réduire les accidents et limiter leurs coûts économiques et environnementaux.
Renforcement institutionnel : Appui aux pays participants pour la ratification des conventions de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) et leur transposition dans la législation nationale.
Contrôle par l’État du port : Renforcement des capacités de surveillance afin de s’assurer que les navires respectent les normes internationales de sécurité et de protection de l’environnement.
Durabilité des ressources : Bien que centré sur le transport maritime, le projet contribue indirectement à la pérennité des ressources halieutiques et du tourisme en prévenant la dégradation des habitats marins essentiels à ces économies locales.
Le projet a contribué au renforcement global de la sécurité maritime et de la protection de l’environnement côtier et marin dans le canal du Mozambique. Grâce à des approches intégrées combinant technologie, renforcement institutionnel et partenariats régionaux, plusieurs actions clés ont été mises en œuvre :
Renforcement de la sécurité maritime et des capacités : Installation d’aides à la navigation modernes, réalisation de levés hydrographiques le long du canal du Mozambique et création de cartes marines électroniques pour améliorer la sécurité des navires.
Gestion des risques de pollution : Révision et amélioration des plans de contingence nationaux et régionaux contre les déversements d’hydrocarbures, accompagnée de la fourniture de kits d’équipements spécialisés par la Commission de l’Océan Indien (COI).
Partenariats et cadre institutionnel : Coopération efficace entre les agences d’exécution, notamment la South African Maritime Safety Authority (SAMSA) et la Commission de l’Océan Indien (COI), favorisant une coordination régionale harmonisée.
Expertise technique : Utilisation de données précises et actualisées, avec le soutien de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) pour la surveillance par satellite des zones maritimes sensibles.
Bien que le projet ait fait l’objet de réévaluations au cours de sa mise en œuvre, ces initiatives ont permis de renforcer significativement la gestion des ressources marines et côtières à Madagascar.
La mise en œuvre du projet a été confrontée à plusieurs obstacles liés à la logistique, aux capacités techniques limitées et à la coordination institutionnelle. Pour surmonter ces défis, des mesures ciblées ont été mises en place afin de renforcer la résilience des systèmes de gestion côtière et maritime à Madagascar.
Défis identifiés :
Contraintes logistiques affectant la mise en œuvre sur le terrain.
Capacités techniques limitées pour répondre efficacement aux marées noires et autres incidents de pollution.
Difficultés de coordination entre les différentes institutions et agences impliquées.
Adaptations mises en œuvre :
Acquisition d’équipements spécialisés pour la prévention et la réponse aux déversements d’hydrocarbures.
Formation du personnel local à la gestion des risques côtiers et à la surveillance environnementale.
Renforcement des cadres réglementaires et des dispositifs de contrôle maritime.
Résultats observés :
Amélioration de la préparation face aux menaces environnementales.
Nécessité identifiée de mettre à jour les plans de contingence nationaux et les infrastructures pour mieux prévenir la contamination côtière.
Les ajustements opérés ont permis au projet de s’adapter aux réalités locales et d’augmenter son efficacité opérationnelle.
Le projet a introduit des approches innovantes et adaptées au contexte malgache pour renforcer la sécurité maritime, prévenir la pollution et améliorer la gestion des risques côtiers et marins. Ces innovations combinent technologie, renforcement institutionnel et coopération régionale.
Sécurité et cartographie maritime : Introduction de cartes marines électroniques et mise en place de systèmes de gestion du trafic maritime pour sécuriser les routes et réduire les risques d’accidents.
Prévention de la contamination marine : Élaboration et mise en œuvre de plans d’urgence, ainsi que renforcement des capacités d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures, éléments cruciaux pour Madagascar.
Approche régionale : Adaptation des normes internationales de sécurité maritime au contexte de l’ouest de l’océan Indien, impliquant Madagascar dans une coopération régionale pour la gestion des risques maritimes.
Renforcement institutionnel : Modernisation et adaptation des structures locales pour mieux gérer les risques côtiers et améliorer la sûreté maritime.
Sécurité maritime et navigation : Installation d’aides à la navigation et amélioration de la cartographie marine afin de réduire les risques d’échouement dans les zones sensibles.
Prévention de la pollution : Acquisition d’équipements spécialisés de lutte contre la pollution (barrages, skimmers) et formation du personnel pour assurer une réponse rapide aux déversements d’hydrocarbures.
Renforcement institutionnel : Élaboration et mise à jour des plans d’urgence nationaux contre la pollution marine, renforçant ainsi la capacité de réaction des autorités malgaches.
Coopération régionale : Promotion de l’échange d’informations et de la coordination entre les pays de l’océan Indien occidental.
Approche écosystémique : Intégration de la protection des écosystèmes côtiers et marins sensibles dans les stratégies de développement et de navigation.
Ces innovations et bonnes pratiques ont permis de mettre en place un cadre durable pour la gestion des risques environnementaux liés au transport maritime, renforçant à la fois la sécurité, la prévention de la pollution et la résilience des écosystèmes côtiers à Madagascar.