Ce projet vise à réduire la vulnérabilité des communautés rurales de Madagascar face aux impacts du changement climatique en renforçant leurs capacités d’adaptation et leur résilience. Financé par le Fonds pour les pays les moins avancés (LDCF), il se concentre sur cinq régions clés (Analamanga, Atsinanana, Androy, Anosy, et Atsimo Andrefana) où les moyens de subsistance dépendent fortement de secteurs sensibles au climat comme l’agriculture, l’élevage et l’eau.
ID
5632
Statut
Clôturé (complété)
Domaine focal
Adaptation et Changements Climatiques
Période
GEF – 5
Sources de financement
Fonds pour les Pays les Moins Avancés
Type
Projet de Grande Taille
Année Fiscale d’Approbation
2016
Subvention du FEM
$5 877 397,00
Cofinancement
$61 361 670,00
Instruments Hors Subvention
Non
Frais d’Agence du FEM
$558 353,00
Agence de mise en œuvre
United Nations Development Programme
Agences d’exécution
AFRICAN CENTRE FOR TECHNOLOGY STUDIES (ACTS) / INTERNATIONAL INSTITUTE FOR SUSTAINABLE DEVELOPMENT (IISD)
Partenaires d’exécution
Bureau National de Coordination du Changement Climatique (BNCC)
Pays
Madagascar
Zones d’intervention
Analamanga/Atsinanana/Androy/Anosy/Atsimo Andrefana/Bassin versants des fleuves Mandraré / Menarandra / Linta / Onilahy/ Fiherenana
L’objectif principal est de renforcer les capacités d’adaptation et la résilience face au changement climatique des communautés rurales vulnérables dans les régions d’Analamanga, Atsinanana, Androy, Anosy et Atsimo Andrefana. Le projet vise à lever les obstacles structurels, techniques et financiers qui entravent la gestion efficace des risques climatiques à Madagascar.
Le projet de 5 ans intitulé « Amélioration de l’adaptation et de la résilience pour faire face au changement climatique dans les communautés rurales d’Analamanga, Atsinanana, Androy, Anosy et Atsimo Andrefana » a été conçu pour réduire la vulnérabilité des populations de Madagascar confrontées aux effets néfastes du changement climatique et aux phénomènes météorologiques extrêmes.
Bénéficiant d’un financement d’environ 5 millions de dollars US provenant du Fonds pour les pays les moins avancés (LDCF/FPMA) du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), ce projet de 61 millions de dollars US visait à lever les barrières identifiées dans les zones cibles, telles que la pression humaine sur les ressources naturelles, le manque de ressources financières et techniques, l’accès limité au crédit, l’insuffisance des infrastructures d’eau et d’assainissement, l’absence d’informations agro-météorologiques et climatiques, le manque de sensibilisation des décideurs ainsi que le manque de coordination entre les secteurs les plus touchés.
Renforcement institutionnel : Formation des autorités régionales et locales à la gestion des risques climatiques et intégration de l’adaptation dans les plans de développement communaux.
Information agro-météorologique et hydraulique : Installation d’un réseau de stations (agro-météorologiques, synoptiques et hydrométriques) pour fournir des données précises aux agriculteurs et aux décideurs.
Stratégies d’adaptation communautaires : Transfert de technologies agricoles résilientes et mise en place de services de conseil agricole pour 3 000 producteurs.
Accès aux services financiers : Facilitation de l’accès au microcrédit et aux marchés pour développer des alternatives économiques durables.
3 000 producteurs directs issus des communautés les plus vulnérables, avec une cible prioritaire de 40 % de femmes.
1.1 : Un programme de formation à la gestion des risques climatiques pour les moyens de subsistance et les conditions de vie des communautés vulnérables est conçu et mis en œuvre à l’intention des décideurs politiques, des cadres supérieurs et des techniciens des ministères chargés de l’agriculture, de l’élevage, de l’eau et de l’assainissement, ainsi que des collectivités locales, des ONG et des organisations communautaires (OC) soutenant le développement rural des régions d’Androy, d’Anosy et d’Atsimo Andrefana.
1.2 : Les plans de développement locaux des régions d’Androy, d’Anosy, d’Atsimo Andrefana, d’Atsinanana et d’Anamalanga, ainsi que les cadres budgétaires associés, sont révisés afin d’intégrer les risques climatiques et les mesures incitatives pour favoriser l’adaptation.
1.3 : Les plans de développement de l’eau et de l’assainissement pour les bassins versants du Sud, du Centre et de l’Est, ainsi que les plans municipaux d’accès à l’eau et à l’assainissement (PCDEA) des communes d’Androy, d’Anosy, d’Atsimo Andrefana, d’Atsinanana et d’Anamalanga et leurs budgets, de même que le Programme national d’accès à l’eau potable et à l’assainissement (PNAEPA), sont révisés afin d’intégrer les risques climatiques et les options d’adaptation pertinentes.
1.4 : Les principaux cadres de politiques publiques, notamment la Stratégie nationale semencière (DSNS), la Stratégie nationale de formation agricole et rurale (SNFAR) et la Stratégie nationale de reboisement, sont révisés afin d’intégrer les changements climatiques.
2.1 : Installation de 2 stations agrométéorologiques à Ampanihy et Amboasary-Sud, de 2 stations synoptiques à Betroka et Faux-Cap et de 3 stations climatologiques à Betroka, Beroroha et Sakaraha. Création d’un réseau de 5 stations hydrométriques dans le bassin versant de Menarandra et de 12 dans celui de Mandrare, de deux stations synoptiques à Betroka et Faux-Cap et de trois stations climatiques auxiliaires à Betroka, Beroroha et Sakaraha.
2.2 : Un programme de formation est conçu et mis en œuvre à l’intention des techniciens de la Direction de la météorologie, du ministère de l’Agriculture, des agences de bassins versants du Sud, du Centre et de l’Est, ainsi que de la Direction de la gestion des catastrophes, afin de leur permettre d’analyser les données climatiques et météorologiques de manière intégrée aux principales données socio-économiques et biophysiques et d’élaborer des politiques pertinentes pour la planification et la gestion sectorielles clés.
2.3 : Un système de production et de diffusion d’informations d’aide à la décision pour la gestion des catastrophes et des risques climatiques, combinant des données sur les conditions météorologiques (y compris les données de surveillance satellitaire), les projections climatiques, l’exploitation des ressources naturelles, les conditions socio-économiques (moyens de subsistance, conditions de vie, vulnérabilité, etc., impact du changement climatique et adaptation), est conçu, institutionnalisé et mis en œuvre.
3.1 : Des technologies agrosylvopastorales résilientes au climat, notamment l’utilisation d’un calendrier des cultures et d’autres informations sur les conditions climatiques et météorologiques, de semences tolérantes à la sécheresse/à cycle court, d’espèces de zébus et d’autres intrants, ainsi que des méthodes de gestion de la fertilité et de l’humidité des sols, sont mises en œuvre auprès de 3 000 agriculteurs issus des 30 communautés les plus vulnérables.
3.2 : Le dragage des canaux d’eaux usées et pluviales, des travaux à forte intensité de main-d’œuvre et d’autres mesures à faible coût pour lutter contre l’envasement des canaux, le rehaussement des contours et/ou le renforcement des points vulnérables des infrastructures d’eau et d’assainissement afin de renforcer les systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement communautaires vulnérables dans les régions d’Androy, Anosy, Atsimo, Andrefana, Analamanga et Atsinanana sont renforcés en réponse aux changements et à la variabilité climatiques.
3.3 : Des groupes de conseil en agriculture résiliente au climat, composés d’agents de vulgarisation des centres de soutien agricole (CSA) et de membres des communautés, sont mis en place et opérationnels afin de fournir un soutien en matière de conseil en agriculture résiliente au climat aux communautés vulnérables des régions d’Androy, Anosy, Atsimo, Andrefana, Analamanga et Atsinanana.
3.4 : Une chaîne d’approvisionnement durable et résiliente au climat, s’appuyant sur des groupes de producteurs de semences, des ONG et des OBC, est mise en place.
3.5 : Un partenariat public-privé visant à favoriser et à permettre la combinaison des contributions des secteurs public et privé dans la fourniture d’un soutien institutionnel, financier et technique pour l’intégration des risques climatiques et des options d’adaptation dans les secteurs de l’agriculture, de l’eau et de l’assainissement à Madagascar.
3.6 : Des produits de crédit adaptés, destinés à financer l’adaptation des communautés aux changements climatiques et à mettre en œuvre des activités génératrices de revenus (AGR) alternatives et résilientes, sont développés par les réseaux d’institutions de microfinance (IMF).
L’utilisation de l’approche Champs-Écoles Paysans (FFS) pour assurer un transfert de connaissances pratique et durable au niveau local.
Nécessité d’adapter les budgets communaux pour inclure des mesures d’adaptation et renforcer les capacités d’analyse de données de la Direction Générale de la Météorologie (DGM).
Mise en œuvre d’un système de modélisation climatique à échelle réduite (downscaling) pour fournir des prévisions météorologiques localisées et actionnables.
Documentation systématique des meilleures pratiques pour une diffusion nationale et internationale via un système de suivi-évaluation rigoureux.