Renforcer les investissements dans la restauration des écosystèmes à Madagascar

La mise en œuvre coordonnée et dotée de financements adéquats d’approches rentables pour la restauration des écosystèmes à grande échelle à Madagascar contribue à l’amélioration de la santé des écosystèmes, à la fourniture de bénéfices environnementaux et au renforcement des moyens de subsistance ruraux.
Indicateurs : Superficie des terres et des écosystèmes restaurés (ha) (Indicateur de base 3 du FEM) ;
Émissions de gaz à effet de serre évitées (CO₂e) (Indicateur de base 6 du FEM) ;
Nombre de personnes bénéficiant des investissements financés par le FEM, ventilé par sexe (nombre) (Indicateur de base 11 du FEM) @sourceTheGef11139

Identité du projet

Sources de financement

Type

Année Fiscale d’Approbation

Subvention du FEM

Cofinancement

Instruments Hors Subvention

Frais d’Agence du FEM

Agence de mise en œuvre

Agences d’exécution

Partenaires d’exécution

Pays

Zones d’intervention

L’objectif principal du projet est que la mise en œuvre coordonnée et adéquatement financée d’approches rentables pour la restauration des écosystèmes à l’échelle du paysage à Madagascar conduise à une amélioration de la santé des écosystèmes, à la fourniture de bénéfices environnementaux et à l’amélioration des moyens de subsistance ruraux.

Plus précisément, le projet poursuit les buts suivants :

1. Vision à long terme

Le but à long terme est d’arrêter et d’inverser efficacement la dégradation, d’améliorer les services écosystémiques et de restaurer la biodiversité à Madagascar. À court terme, il s’agit d’arrêter la tendance dramatique de la dégradation des forêts et de sécuriser des sources de financement durables pour inverser cette tendance sur le long terme.

2. Piliers stratégiques (Composantes technique)

Pour atteindre cet objectif, le projet s’articule autour de quatre axes majeurs :

  • Cadre politique et institutionnel : Renforcer les politiques, la gouvernance coopérative et les capacités institutionnelles pour améliorer la coordination et le suivi de la restauration.
  • Approches de terrain rentables : Démontrer l’efficacité et le rapport coût-bénéfice de différentes techniques de restauration (actives et passives) dans les aires protégées et les zones de haute valeur de conservation.
  • Mobilisation de financements : Développer des mécanismes financiers diversifiés (y compris le secteur privé et les crédits carbone) pour soutenir la restauration à grande échelle.
  • Gestion des connaissances : Partager les leçons apprises et les meilleures pratiques aux niveaux local, national et mondial.

3. Résultats environnementaux et sociaux attendus

Le projet vise des bénéfices quantifiables, notamment :

  • Amélioration de la gestion de deux parcs nationaux (Montagne d’Ambre et Zahamena) couvrant 60 500 ha.
  • Promotion de pratiques foncières durables sur 265 000 ha de paysages forestiers.
  • Restauration effective de 93 852 ha de paysages forestiers dégradés.
  • Réduction des émissions de gaz à effet de serre estimée à 13 874 444 tCO2e.
  • Soutien direct à 54 000 personnes, dont 50 % de femmes, pour améliorer leurs moyens de subsistance.

Ce projet vise à freiner et inverser la dégradation des écosystèmes à Madagascar en mettant en œuvre des approches de restauration coordonnées et rentables à l’échelle du paysage. Il se déploie spécifiquement dans cinq paysages forestiers prioritaires situés dans les régions de Diana, Sofia, Alaotra-Mangoro, Amoron’i Mania et Vatovavy. La stratégie s’appuie sur le renforcement des cadres politiques, l’application de techniques de restauration actives et passives sur le terrain, et la mobilisation de financements pérennes incluant le secteur privé. Le projet prévoit de restaurer 93 852 hectares de forêts dégradées, d’améliorer la gestion de deux parcs nationaux (60 500 ha) et de réduire les émissions de gaz à effet de serre de plus de 13 millions de tonnes de CO2e. Enfin, il ambitionne d’améliorer directement les moyens de subsistance de 54 000 personnes, dont la moitié de femmes, tout en intégrant l’équité de genre dans toutes ses actions.

Conformément au cadre du GEF (Global Environment Facility), le projet s’articule autour de cinq composantes majeures (trois techniques et deux de support) visant à transformer la restauration des écosystèmes à Madagascar,,.

Composante 1 : Cadre politique, planification et cadre institutionnel

Cette composante vise à créer un environnement favorable à la restauration à grande échelle à travers le pays,.

  • Forums multi-acteurs : Revitalisation des comités nationaux et régionaux pour guider la planification de la restauration.
  • Politiques et incitations : Mise à jour des réglementations et des incitations fiscales pour faciliter le financement et la mise en œuvre.
  • Système d’information national : Création d’un portail de données pour surveiller et documenter les impacts environnementaux, sociaux et financiers des initiatives de restauration,.
  • Pôle de recherche et d’innovation : Établissement d’un centre de compétence (2C2R) avec l’Université d’Antananarivo pour tester des solutions technologiques adaptées au contexte local.
  • Renforcement des capacités : Formation des communautés locales (COBA, VOI) et du personnel ministériel (MEDD, MNP) à la planification et au suivi,.

Composante 2 : Approches de restauration appropriées et rentables

Il s’agit de la mise en œuvre concrète sur le terrain pour démontrer l’efficacité des méthodes actives et passives,.

  • Parcs Nationaux (Montagne d’Ambre et Zahamena) : Renforcement de la sécurité (gardes-parcs), lutte contre les espèces envahissantes et tests de technologies de restauration (ex: ensemencement aérien).
  • Gestion communautaire : Appui aux organisations de base pour restaurer les forêts de haute valeur de conservation sous contrat de gestion partagée.
  • Pratiques agricoles durables : Incitations pour les agriculteurs ruraux à adopter des pratiques respectueuses de l’environnement afin d’améliorer leurs revenus tout en protégeant les sols,.

Composante 3 : Mobilisation de financements pour la restauration

Cette composante cherche à diversifier les sources de financement pour assurer la pérennité des actions,.

  • Analyse de rentabilité : Préparation d’arguments commerciaux pour attirer les investisseurs institutionnels.
  • Partenariats avec le secteur privé : Développement de collaborations directes pour financer la restauration dans les paysages cibles,.
  • Finance basée sur les résultats : Étude de faisabilité et pilotage de projets de crédits carbone volontaires comme mécanisme de financement à long terme,.

Composante 4 : Gestion des connaissances et apprentissage

Cette composante assure que les leçons tirées profitent aux niveaux national et mondial,.

  • Produits de connaissance : Création d’articles, infographies et vidéos pour diffuser les meilleures pratiques auprès des parties prenantes,.
  • Coordination mondiale : Participation aux échanges de connaissances facilités par le Programme Intégré de Restauration des Écosystèmes du GEF,.

Composante 5 : Suivi et évaluation (M&E)

Un cadre rigoureux pour assurer la transparence et l’ajustement adaptatif du projet,.

  • Système de suivi sensible au genre : Conception et opérationnalisation d’un cadre de suivi incluant des indicateurs de sauvegardes environnementales et sociales,.
  • Évaluations périodiques : Réalisation d’ateliers de lancement, de rapports de mise en œuvre annuels (PIR), et d’évaluations de mi-parcours et finales.

Bénéficiaires

MEDD

Indicateurs environnementaux

Les indicateurs environnementaux du projet « Strengthening Ecosystem Restoration Investments in Madagascar » (GEF ID 11139) sont structurés autour des indicateurs de base du GEF (Core Indicators). Voici les principaux indicateurs et leurs cibles quantitatives :

1. Aires protégées terrestres (Indicateur 1)

Le projet vise l’amélioration de l’efficacité de la gestion de 60 500 hectares d’aires protégées terrestres.

  • Zones cibles : Le Parc National de la Montagne d’Ambre (18 200 ha) et le Parc National de Zahamena (42 300 ha).
  • Indice de performance : L’efficacité est mesurée par le score METT (Management Effectiveness Tracking Tool), avec une cible d’augmentation d’au moins 10 % par rapport au niveau de référence d’ici la fin du projet.

2. Terres et écosystèmes en cours de restauration (Indicateur 3)

L’objectif est de restaurer un total de 93 852 hectares de paysages forestiers dégradés. Cet indicateur est ventilé comme suit :

  • Forêts et terres forestières : 67 000 ha.
  • Terres agricoles dégradées (cultures) : 7 000 ha.
  • Parcours et pâturages : 19 852 ha.

3. Paysages sous pratiques améliorées (Indicateur 4)

Le projet prévoit de mettre sous gestion durable 265 000 hectares de paysages (hors parcs nationaux de catégorie II).

  • Cela inclut des aires protégées de catégories IUCN IV, V et VI, ainsi que des forêts à haute valeur de conservation gérées par les communautés (COBA).

4. Atténuation des émissions de gaz à effet de serre (Indicateur 6)

Le projet prévoit d’atténuer un total de 13 874 444 tonnes métriques d’équivalent CO2 (tCO2e).

  • Provenance : Ces réductions proviennent principalement de la gestion forestière durable (-9,3 millions tCO2e), du reboisement (-2,1 millions tCO2e) et de la réduction de la déforestation (-1,8 million tCO2e).

5. Autres indicateurs de résultats (SMART)

En plus des indicateurs de base, le projet suit des mesures spécifiques pour valider l’impact environnemental :

  • Réduction de l’empiétement : Diminuer l’empiétement annuel moyen dans les habitats naturels pour l’agriculture à moins de 0,5 % par an (contre 1 % au début du projet).
  • Pratiques agricoles : Adoption de meilleures pratiques agricoles par au moins 600 ménages pour contenir la dégradation des sols.
  • Système d’information : Opérationnalisation d’un portail national de données pour surveiller et documenter les impacts environnementaux et sociaux des initiatives de restauration.

6. Bénéficiaires (Indicateur 11)

Bien qu’il s’agisse d’un indicateur socio-économique, il est lié aux investissements environnementaux :

  • 54 000 personnes bénéficieront directement du projet, avec une parité stricte de 50 % de femmes (27 054 femmes et 26 946 hommes).

Indicateurs socio-économiques

Indicateurs Socio-Économiques

Facteurs de succès

Facteurs de Succès

Défis et adaptations

Défis et Adaptations

 

Innovation et bonnes pratiques

2022

Innovation et donnes pratiques

2026