Réseau d’aires protégées à ressources gérées de Madagascar

Ce projet ambitionne d’étendre le réseau d’aires protégées de Madagascar en créant des zones de ressources gérées co-pilotées par les communautés locales pour concilier conservation et moyens de subsistance,. Il prévoit la protection durable de plus d’un million d’hectares d’écosystèmes critiques via une gouvernance décentralisée et des partenariats public-privé innovants.

Identité du projet

Sources de financement

Type

Année Fiscale d’Approbation

Subvention du FEM

Cofinancement

Instruments Hors Subvention

Frais d’Agence du FEM

Agence de mise en œuvre

Agences d’exécution

Partenaires d’exécution

Pays

Zones d’intervention

Le projet « Réseau d’aires protégées de ressources gérées » (Network of Managed Resource Protected Areas) à Madagascar a pour objectif principal d’étendre le système d’aires protégées (AP) du pays en développant un réseau co-géré par les autorités locales et les communautés. Ce réseau cible des paysages écologiques actuellement sous-représentés et s’intègre directement dans les cadres de développement régional.

Objectifs et Approche

L’initiative vise à établir un sous-réseau d’aires protégées correspondant aux catégories V et VI de l’UICN. Contrairement aux aires protégées traditionnelles souvent très restrictives, ce modèle permet de poursuivre des objectifs de conservation tout en maintenant les activités de production essentielles aux moyens de subsistance des communautés résidentes.

Composantes majeures

Le projet s’articule autour de trois composantes clés :

  • Création de nouvelles aires protégées : Le projet prévoit le classement définitif de 7 nouveaux sites couvrant une superficie totale d’environ 1 157 000 hectares. Cette expansion vise à protéger des habitats critiques tels que les zones humides d’eau douce, les mangroves, les forêts de haute montagne et les forêts sèches occidentales.
  • Renforcement de la gouvernance décentralisée : Il appuie une structure de gestion à trois niveaux impliquant les fokontany, les communes et les régions. L’idée est de transférer des responsabilités de gestion et des droits d’usage aux communautés locales pour les inciter à une utilisation durable des ressources.
  • Pérennité financière : Pour assurer le financement à long terme, le projet mise sur des partenariats public-privé. Cela inclut des concessions écotouristiques, des mécanismes de compensation (offsets) pour la biodiversité avec les industries minières et pétrolières, ainsi que la vente de crédits carbone sur le marché volontaire.

Justification et Impact

Madagascar abrite une biodiversité unique au monde, mais ses écosystèmes sont menacés par la pauvreté rurale, l’expansion agricole (pratique du tavy) et les feux de brousse. En levant les barrières institutionnelles et financières, le projet contribue à la « Vision de Durban », qui ambitionne de porter la couverture des aires protégées à 10 % du territoire national.

Financement et Partenaires

Le budget total est estimé à 15 075 000 USD, dont 6 millions de dollars proviennent du fonds fiduciaire du GEF et plus de 9 millions de dollars de cofinancement. Le projet est mis en œuvre par le PNUD (UNDP) en collaboration avec le Ministère de l’Environnement (MEEFT), le Ministère chargé de la Décentralisation (MPrDAT) et des partenaires tels que les ONG FANAMBY et ASITY.

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L’objectif principal du projet est d’étendre le système d’aires protégées (AP) de Madagascar en développant un réseau d’aires protégées de ressources gérées au sein de paysages écologiques actuellement sous-représentés. Ce réseau est conçu pour être co-géré par le gouvernement local et les communautés, tout en étant pleinement intégré dans le cadre du développement régional.

Pour atteindre cet objectif global, le projet se concentre sur plusieurs axes stratégiques :

  • Création d’un sous-réseau spécifique : Il vise à établir des aires protégées correspondant aux catégories V et VI de l’UICN. Contrairement aux réserves strictes, ce modèle permet de poursuivre des objectifs de conservation tout en autorisant les activités de production nécessaires aux moyens de subsistance des communautés locales.
  • Expansion de la couverture écologique : Le projet prévoit d’augmenter la surface des aires protégées nationales de 65 %, soit l’ajout d’environ 1 157 000 hectares. Cette expansion cible prioritairement des habitats critiques et sous-représentés tels que les zones humides d’eau douce, les mangroves, les forêts de haute montagne et les forêts sèches occidentales.
  • Réduction des menaces sur la biodiversité : Un but majeur est de limiter la perte d’habitats naturels en contenant le défrichement agricole (tavy), les feux provoqués par l’homme, le drainage des zones humides et l’exploitation minière à petite échelle.
  • Pérennité financière et gouvernance : Le projet cherche à lever les barrières institutionnelles en renforçant les capacités de gestion décentralisée à trois niveaux (fokontany, communes, régions). Il vise également à assurer un financement durable par des partenariats public-privé, incluant des concessions écotouristiques, des compensations pour la biodiversité avec les industries extractives et la vente de crédits carbone.

Cette initiative s’inscrit directement dans la « Vision de Durban », qui ambitionne de porter la couverture des aires protégées à 10 % du territoire national, et soutient le Plan d’Action pour Madagascar (MAP) en liant la conservation à la réduction de la pauvreté rurale.

Le projet vise à étendre le système d’aires protégées (AP) de Madagascar en créant un réseau d’aires protégées de ressources gérées dans des paysages écologiques actuellement sous-représentés. L’objectif est d’augmenter la surface protégée nationale de 65 %, soit environ 1 157 000 hectares supplémentaires.

Approche et Modèle de Gestion

  • Catégories UICN : Le projet privilégie les catégories V et VI de l’UICN, qui permettent de concilier la conservation de la biodiversité avec des activités de production durables nécessaires à la survie des communautés locales.
  • Gouvernance décentralisée : La gestion repose sur un modèle de co-gestion impliquant trois niveaux : les fokontany (villages), les communes et les régions. Ce modèle vise à transférer les droits d’usage et les responsabilités de gestion aux populations locales.

Piliers Stratégiques (Composantes)

  1. Création et classement : Officialisation de sept nouveaux sites incluant des habitats critiques tels que les zones humides d’eau douce, les mangroves, les forêts de haute montagne et les forêts sèches occidentales.
  2. Capacités institutionnelles : Renforcement des structures locales et des ministères (Environnement et Décentralisation) pour administrer ce nouveau cadre de gouvernance et assurer l’application des lois environnementales.
  3. Pérennité financière : Mise en place de mécanismes de financement innovants, notamment des partenariats public-privé, des concessions écotouristiques, des compensations (offsets) pour la biodiversité avec les industries minières et pétrolières, et la vente de crédits carbone.

Contexte et Enjeux

Madagascar est un sanctuaire de biodiversité unique (17 pays mégadivers), mais ses ressources sont menacées par la pauvreté rurale, la pratique du tavy (agriculture sur brûlis) et l’exploitation non durable. Ce projet s’inscrit dans la « Vision de Durban » de Madagascar, qui ambitionne de protéger 10 % du territoire national.

Données Clés

  • Budget total : 15 075 000 USD (dont 6 millions du fonds GEF et environ 9 millions de cofinancement).
  • Partenaires d’exécution : PNUD (Agence GEF), FANAMBY, ASITY, et les ministères malgaches (MEEFT et MPrDAT).
  • Durée prévue : Environ 6 ans (début en 2010, fin en 2015).

Conformément au cadre du projet (Project Framework) défini dans le document d’identification (PIF) du GEF, le projet est structuré autour de trois composantes majeures, chacune assortie d’objectifs et d’activités spécifiques :

1. Création de nouvelles aires protégées de ressources gérées (Catégories V et VI de l’UICN)

Cette composante vise l’expansion physique du système d’aires protégées (AP) de Madagascar.

  • Objectif attendu : Augmenter la surface nationale des AP de 65 % (soit environ 1 157 000 ha) pour inclure des habitats sous-représentés (zones humides, mangroves, forêts de haute montagne).
  • Activités et produits clés :
    • Formalisation légale de la catégorie « Aire Protégée de Ressources Gérées » dans le registre national.
    • Élaboration d’un plan de conservation national systématique intégrant des outils de cartographie SIG.
    • Réalisation d’inventaires de base (biodiversité, socio-économie, culture) pour faciliter le zonage des sites.
    • Classement officiel (gazettal) des sites avec délimitation participative des zones noyaux et des zones tampons.
    • Mise en place d’infrastructures de base : postes administratifs, pare-feux, réseaux de communication radio et infrastructures écotouristiques.

2. Capacité institutionnelle pour une gouvernance décentralisée

L’accent est mis sur la mise en œuvre d’un modèle de gestion à trois niveaux.

  • Objectif attendu : Établir un cadre de gouvernance régional impliquant les fokontany, les communes et les régions, tout en réduisant les menaces sur la biodiversité par l’application des lois.
  • Activités et produits clés :
    • Définition contractuelle des rôles et responsabilités des partenaires pour la co-gestion des sites.
    • Recrutement et formation de cadres de terrain (écogardes, agents de vulgarisation, gardiens communautaires).
    • Intégration des objectifs de conservation dans les plans de développement locaux et régionaux.
    • Clarification des droits de propriété pour inciter les communautés à une utilisation durable des ressources.
    • Création d’un réseau national d’inter-municipalités pour le partage d’expériences sur la gestion des ressources.

3. Partenariats public-privé pour la pérennité financière

Cette composante cherche à diversifier les sources de revenus pour assurer le fonctionnement à long terme des sites.

  • Objectif attendu : Garantir que les contributions budgétaires de l’État couvrent 50 % des coûts et générer des revenus via des partenariats privés.
  • Activités et produits clés :
    • Développement de business plans pour chaque aire protégée afin de quantifier les coûts et les options de revenus.
    • Établissement de règles pour les concessions touristiques et les mécanismes de compensation (offsets) pour la biodiversité avec les industries extractives.
    • Appui aux coopératives pour l’accès aux marchés du commerce équitable pour l’agriculture compatible avec la conservation.
    • Négociation d’accords d’achat de réduction d’émissions (ERPA) sur le marché volontaire du carbone.

Bénéficiaires

Les bénéficiaires du projet « Réseau d’aires protégées de ressources gérées » à Madagascar se répartissent à plusieurs niveaux, allant des populations locales aux institutions nationales, en passant par le secteur privé :

1. Populations et Groupes Locaux

  • Communautés locales : Elles sont les bénéficiaires directes grâce à la sécurisation de leurs droits d’usage (usufruit) sur les ressources naturelles et au soutien apporté à leurs moyens de subsistance via des activités de production durables,.
  • Groupes d’utilisateurs et coopératives : Le projet appuie les coopératives locales pour faciliter l’accès aux marchés du commerce équitable pour des produits issus d’une agriculture compatible avec la conservation (comme la vanille sous forêt),.
  • Cadres de terrain : Création d’emplois locaux pour des écogardes, des agents de vulgarisation et des gardiens communautaires chargés de la surveillance et de la gestion des sites,.

2. Autorités et Institutions Décentralisées

  • Les Fokontany (villages) : Renforcement de leurs capacités pour gérer, contrôler et surveiller l’utilisation des ressources naturelles au niveau local,.
  • Les Communes (municipalités) : Elles bénéficient d’un renforcement de leurs capacités de gouvernance et sont intégrées dans un réseau national d’inter-municipalités pour le partage d’expériences,.
  • Les Régions : Le projet renforce les structures régionales pour intégrer la conservation dans les plans de développement territorial,.

3. Institutions Nationales et Partenaires d’Exécution

  • Le Ministère de l’Environnement (MEEFT) et le Ministère de la Décentralisation (MPrDAT) : Leurs capacités institutionnelles sont renforcées pour administrer le nouveau cadre de gouvernance des aires protégées et assurer la réplication du modèle,.
  • ONG nationales : Des organisations comme FANAMBY et ASITY bénéficient du projet en tant que partenaires d’exécution clés, renforçant leur rôle dans la conservation à Madagascar,.

4. Secteur Privé

  • Opérateurs touristiques et industries extractives : Ils bénéficient de cadres clairs et réglementés pour les concessions écotouristiques et les mécanismes de compensation (offsets) pour la biodiversité, ce qui réduit leurs risques environnementaux et réputationnels,.

5. La Communauté Mondiale

  • Bénéfice environnemental global : La protection de 1 157 000 hectares d’habitats critiques (zones humides, mangroves, forêts de haute montagne) et de la biodiversité unique de Madagascar constitue un bénéfice pour la conservation mondiale.

Indicateurs environnementaux

Les indicateurs environnementaux du projet visent à mesurer l’impact de l’extension du réseau d’aires protégées (AP) sur la biodiversité et l’intégrité des écosystèmes Malagasy. Ils se structurent principalement autour de la surface protégée, de la préservation des habitats et de la stabilité des espèces.

1. Indicateurs d’extension de la couverture spatiale

Le projet définit des cibles chiffrées précises pour l’expansion du réseau :

  • Expansion de la surface nationale des AP : Augmentation de 65 %, soit l’ajout de 1 157 000 hectares par rapport à la base de référence de 1 781 000 ha.
  • Représentativité des habitats sous-représentés : Le succès est mesuré par l’inclusion de pourcentages spécifiques de zones auparavant peu protégées, notamment :
    • Zones humides d’eau douce : passage de 4,52 % à 9,65 % de couverture protégée.
    • Mangroves : passage de 2,53 % à 9,05 %.
    • Forêts de haute montagne : passage de 1,98 % à 6,37 %.
    • Forêts décidues de l’Ouest : passage de 2,22 % à 5,55 %.

2. Indicateurs d’état et de pression sur les habitats

Le cadre du projet impose un objectif de « perte nette zéro » d’habitat naturel dans les nouvelles aires protégées. Les indicateurs incluent :

  • Contenant du défrichement : Mesure de la réduction du taux de conversion des forêts pour l’agriculture (tavy) ou la production de bois.
  • Réduction des feux : Diminution de la fréquence des feux de brousse induits par l’homme.
  • Préservation des zones humides : Arrêt du drainage des terres et contrôle de l’impact des espèces de poissons exotiques introduites.
  • Suivi par imagerie : Les bénéfices globaux seront mesurés par des évaluations de la couverture de l’habitat, complétées par des vérifications au sol.

3. Indicateurs de biodiversité spécifique

Le projet suit la stabilité des populations d’espèces menacées à l’intérieur des sites :

  • Stabilité des populations : Absence de déclin des populations locales d’espèces de faune et de flore menacées.
  • Contrôle de l’exploitation : Réduction de la récolte et du commerce illégaux d’espèces sauvages, ainsi que de la surexploitation des ressources biologiques.

4. Indicateurs d’efficacité de gestion et de suivi technique

Pour s’assurer que la protection est effective et non seulement « sur papier », le projet utilise des outils de mesure standardisés du GEF :

  • Scores METT (Management Effectiveness Tracking Tool) : Augmentation des scores d’efficacité de gestion des AP, avec une base de référence établie lors du lancement.
  • Suivi de la biomasse : Mise en place d’un système de suivi de la biomasse pour valider les crédits carbone dans le cadre des accords d’achat de réduction d’émissions (ERPA).
  • Tableau de bord financier : Utilisation du « GEF PA Financing Scorecard » pour suivre la pérennité financière et son impact indirect sur la gestion environnementale.

Indicateurs socio-économiques

Les indicateurs socio-économiques du projet visent à mesurer comment l’intégration de la conservation dans les systèmes de production locaux contribue au développement et au bien-être des communautés Malagasy. Contrairement aux aires protégées strictes, ce modèle repose sur la participation active et les bénéfices économiques directs pour les populations rurales,.

Voici les principaux indicateurs et mécanismes de suivi socio-économiques identifiés dans les sources :

1. Sécurisation des Droits et Gouvernance Locale

  • Reconnaissance des droits d’usufruit : Un indicateur clé est l’articulation des droits de propriété et des droits d’usage (usufruit) dévolus aux groupes d’utilisateurs locaux. Cela doit fournir une incitation économique à la conservation,.
  • Opérationnalisation de la co-gestion : Le succès est mesuré par la mise en place effective d’une structure de gouvernance à trois niveaux (fokontany, communes, régions) où les rôles et responsabilités pour la surveillance et la planification sont contractuellement définis,.
  • Participation civique : Développement d’un ensemble d’outils de communication pour promouvoir la prise de décision informée et la participation des citoyens à tous les niveaux de gouvernance,.

2. Diversification des Revenus et Accès aux Marchés

  • Développement de chaînes de valeur : Le projet suit la mise en place de filières pour une agriculture compatible avec la conservation (ex: vanille sous couvert forestier). L’indicateur est l’accès négocié aux marchés du commerce équitable et le renforcement des coopératives locales,.
  • Partenariats avec le secteur privé : Mesure du nombre et de la valeur des concessions écotouristiques et des accords de compensation (offsets) pour la biodiversité signés avec les industries extractives (mines et pétrole),.
  • Paiements pour services environnementaux : Négociation d’accords d’achat de réduction d’émissions (ERPA) sur le marché volontaire du carbone, générant des revenus directs pour la gestion des sites,.

3. Viabilité Financière et Autonomie

  • Contribution budgétaire de l’État : L’objectif est que les contributions de l’État (nationales et régionales) couvrent 50 % des coûts de fonctionnement des nouvelles aires protégées,.
  • Plans d’affaires (Business Plans) : Chaque site doit disposer d’un plan d’affaires quantifiant les coûts de gestion et définissant des options de revenus non étatiques,.
  • Système de taxation locale : Mise en place d’un système de taxes locales pour couvrir les coûts de gestion communautaire des activités artisanales,.

4. Intégration au Développement Régional

  • Compatibilité des plans de développement : Un indicateur majeur est l’incorporation des objectifs de l’aire protégée dans les plans de développement locaux et régionaux. Le but est de s’assurer que les programmes de développement de la zone sont compatibles avec la conservation et contribuent réellement au développement économique,.

Ces indicateurs sont suivis à l’aide d’outils standardisés, notamment le « GEF PA Financing Scorecard » pour la durabilité financière et les outils de suivi de l’efficacité de la gestion (METT).

Facteurs de succès

Les facteurs de succès du projet « Réseau d’aires protégées de ressources gérées » reposent sur une combinaison de modèles de gouvernance éprouvés, d’incitations économiques pour les populations locales et de partenariats innovants avec le secteur privé.

Voici les principaux éléments identifiés comme déterminants pour la réussite de cette initiative :

1. Capitalisation sur des modèles pilotes réussis

Le projet s’appuie directement sur le succès du corridor forestier d’Anjozorobe, un projet pilote de taille moyenne soutenu par le GEF. Ce pilote a démontré l’efficacité d’un modèle de gouvernance décentralisée pour réduire la perte et la dégradation des forêts, prouvant que la co-gestion entre ONG (comme FANAMBY), gouvernement et communautés est viable à Madagascar.

2. Gouvernance décentralisée et Subsidiarité

L’adoption d’un système de gestion à trois niveaux (fokontany, communes et régions) est considérée comme un facteur clé. En appliquant le principe de subsidiarité, le projet transfère les responsabilités de gestion aux autorités les plus proches du terrain, ce qui permet de résoudre les problèmes là où ils surviennent tout en renforçant les capacités locales.

3. Incitations économiques et Droits de propriété

Pour assurer l’adhésion des populations, le projet lie la conservation à l’amélioration des moyens de subsistance :

  • Sécurisation foncière : L’articulation des droits de propriété et d’usufruit au profit des groupes d’utilisateurs locaux crée une incitation directe à la gestion durable des ressources.
  • Catégories V et VI de l’UICN : Le choix de ces catégories permet de maintenir des activités de production (agriculture compatible, pêche durable) au sein des aires protégées, évitant ainsi les coûts d’opportunité inacceptables pour les communautés pauvres.

4. Partenariats Public-Privé (PPP) et Innovation Financière

Le projet mise sur la diversification des revenus pour garantir sa pérennité :

  • Secteur extractif : L’approche jugée innovante par les experts scientifiques consiste à travailler avec les industries minières et pétrolières pour établir des mécanismes de compensation (offsets) pour la biodiversité.
  • Tourisme et Carbone : Le développement de concessions écotouristiques et la vente de crédits carbone sur le marché volontaire sont essentiels pour réduire la dépendance aux seuls fonds des donateurs.

5. Critères de sélection rigoureux des sites

Le succès dépend également d’une sélection stratégique des sites d’intervention. Les critères incluent non seulement la représentativité écologique, mais aussi la réceptivité sociale au plan de conservation, le potentiel de partenariats privés et un seuil de gouvernance locale jugé acceptable pour garantir la performance institutionnelle.

6. Alignement avec les priorités nationales

L’intégration totale du projet dans le Plan d’Action pour Madagascar (MAP) et son soutien direct à la « Vision de Durban » (protéger 10 % du territoire) garantissent un portage politique fort au plus haut niveau de l’État, notamment via l’implication de la Présidence.